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Pretty on the inside.

le Ven 30 Avr - 22:42
« Ella? »
« Mh? »

La jolie peste blonde se retourna vers le garçon. Il était beaucoup trop timide pour lui plaire, et ce qui était pire encore, elle n'avait même pas spécialement remarqué qu'elle lui plaisait plus qu'une autre. Elle le considérait comme un ami et rien que ça ça avait demandé énormément d'énergie à Landres, bien qu'elle n'en eu pas du tout conscience.

« Je... tu... t'es très jolie... »
« Mon père trouve aussi. C'est sûrement ma nouvelle robe. Elle est juste géniale tu ne trouves pas? »', répondit-elle très enthousiaste.
« Oui. Sans doute... »

Mais comment lui faire comprendre? On aurait dit qu'elle avait décidé de ne rien percuter ou bien qu'elle le faisait exprès. Mais ça n'était pas le cas. Elle était tout simplement trop centrée sur sa petite personne et habituée à ce qu'on lui dise qu'elle était jolie. Et d'ailleurs elle le savait bien qu'elle était jolie. Elle ne vit pas vraiment le petit sourire de Landres. Il la trouvait bien prétentieuse mais chez elle ça avait le don d'avoir l'air adorable. Il y avait bien de quoi se taper la tête contre les mur avec elle mais elle ne le faisait pas vraiment exprès.
Là assise sur la plage en plein après midi elle attendait pour aller se baigner. Elle avait envie de voir les autres débarquer parce qu'elle s'ennuyait. Elle aurait même été capable de le dire à Landres sans se rendre compte que ça n'aurait pas été sympa pour lui. Mais pour une raison ou une autre elle ne dit rien du tout. Landres se rapprocha un peu d'elle mais elle ne dit toujours. Elle regardait les vagues et l'écume de la mer, le menton sur les genoux. Comme personne ne disait un mot, Landres se dit que c'était peut-être le moment de lui prendre la main mais au moment où il se décidait, la ravissante blonde se retournait, reconnaissant sans même l'avoir vu Oskar qui venait par là. Elle eut un grand sourire pour le nouveau venu et courut vers lui:

« J'ai cru qu'on allait mourir d'ennui. Qu'est-ce que vous trafiquiez? »

Derrière il y avait Sasha qui arrivait avec d'autre, une fleur de pissenlit dans les cheveux. Ella eut un petit sourire. Elle avait depuis longtemps abandonner l'idée de faire cadrer sa soeur avec le reste du monde. Elle serait toujours dans son petit monde à elle. C'était Sasha quoi.
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Re: Pretty on the inside.

le Dim 2 Mai - 4:16


Oskar et Jonas se regardaient. Tous les deux se riaient bien de Sasha qui discutait avec Sindri, leur frère. Plus loin, Loà parlait à voix basse avec Jude, pour ne pas lui faire peur, pour ne pas non plus le faire trembler et suer. Oskar avait rendez vous, mais Jonas prenait toujours son temps pour prendre ses affaires, préparez les serviettes et leur autre connerie. À croire qu'ils avaient le temps. Bon... ce n'est pas comme si c'était dangereux... pas vrai? Enfin, ce n'était que Landres. Aucune grande menace à l'horizon donc... Oskar remit en place ses lunettes, dans un léger tremblement nerveux. Le genre nerveux et colérique à la fois. Landres et elle. Ouais... bon. Vite. Son regard chercha du regard Jonas qui revenait, avec un sac remplie de serviette. Aussitôt Jude et Loà s'approchèrent, préparés pour le départ, et Sindri et Sasha également. Il y avait aussi Kira et Rafael en fond, qui se rapprochaient lentement. Oh, bien sûr ils n'étaient pas ensemble. Rafael était trop antipathique pour cela, mais ils venaient en même temps vers eux. Les fils de Lycaon et les allemands resteraient au village, occupés à d'autre chose. En somme, il y avait les fils de Masael, les fils de Loki, le fils de Reagan et les enfants de Kirill. C'était déjà beaucoup, en somme. Jonas lui mit un coup de coude, avec un large sourire.

« Qu'est-ce que tu fais, vieux? Tu sais que Ella et les trois nous attendent? »
« Ouais, ouais... » Il remonta ses lunettes et se mit en route, suivant les autres qui l'avaient alors dépassés. Jonas riait dans son cou, et finalement souffla à Oskar :
« Tu mets des lunettes pour quoi … ? »
« Pour la classe, Jonas, pour la classe. »

A entendre ses mots, Jonas éclata d'un grand rire et se mit à courir pour rejoindre Sindri qui parlait encore avec Sasha. Oskar restât un peu en retrait, arrivant même à suivre le rythme de Rafael, qui était à la fois lent et soutenu. Mais Rafael n'était ni bavard, ni expressif. Un large short noir, une chemise ouverte blanche sur un torse blapharde et blanc, il ressemblait non pas à Reagan, mais à sa mère, à un Thébaïde. Le regard vif, rapide, le teint livide. Un zombie aurait été plus expressif, mais bien moins beau. Plus à droite, Sindri, aux cheveux d'un bleu éclatant. Une couleur qui lui était venu comme ça, de nulle part. Ses beaux cheveux corbeaux avaient viré à cet atroce bleu, et les cheveux d'Oskar s'étaient éclairci, d'un châtain noisette. Jude était resté au camp. Si Moëris était revenue pour s'en occuper, ce n'était pas elle qui le forcer à rester, mais lui qui craignait bien des choses, surtout qu'avec sa condition de Thébaïde, le jeune homme ressemblait de quelques années plus jeune que les autres. Comme s'il vieillissait encore plus lentement qu'eux. Et c'était sans doute ça. Sasha et Kira, elles, étaient à l'habitude. Kira plus masculine qu'un roc, et Sasha aussi belle qu'une fleur. Bref, le petit clan semblait toujours aussi lié et intrépide. Oskar fut finalement ramené à la vie par la belle voix chantonnant d'une jolie princesse aux longs cheveux blonds. Derrière ses lunettes humaines, qui lui donnait deux ans de plus facilement, il eut un sourire et s'en approcha, calme.

« J'ai cru qu'on allait mourir d'ennui. Qu'est-ce que vous trafiquiez? » Il fit la révérence, à la façon des princes, et se releva, souple et élégant à la fois.
« Tu connais Jonas, il a encore paumé les clefs, et ma mère a du lui expliquer trente fois qu'il devait bien étaler la protection solaire sur les épaules de Loà pour pas qu'elle bronze … même si ma mère sait pertinemment que les coups de soleil, en tant que lycan, ça nous fait rien... Mais tu connais ma mère, toujours a dit tout un tas de truc inutile et puis partir tout de suite après. » Il lui attrapa la main, l'embrasse, et ajouta, dans un sourire doux : « Mais tu m'excuses, n'est-ce pas? »

Il la regarda, derrière ses lunettes fines. Derrière eux, Rafael s'était installé au pieds d'un arbre, un chapeau sur la tête pour dormir. Loà était déjà dans l'eau, sans protection, et si Jonas courrait après comme un dératé, il ne risquait pas de la rattraper de sitôt. Sindri, quant à lui, se penchait au dessus des coquillages et des galets, comme à la recherche de la perle rare.



Dernière édition par Oskar de Lassithi le Dim 2 Mai - 22:12, édité 1 fois
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Re: Pretty on the inside.

le Dim 2 Mai - 13:42
« Tu connais Jonas, il a encore paumé les clefs, et ma mère a du lui expliquer trente fois qu'il devait bien étaler la protection solaire sur les épaules de Loà pour pas qu'elle bronze … même si ma mère sait pertinemment que les coups de soleil, en tant que lycan, ça nous fait rien... Mais tu connais ma mère, toujours a dit tout un tas de truc inutile et puis partir tout de suite après. »

Elle connaissait bien le phénomène. Elle eut un drôle de petit rire moqueur à cause de cette histoire de crème solaire. Autant leur mère à eux, les Orlov, avait tendance à les surprotéger et à s'inquiéter pour rien, mais elle faisait au moins semblant de leur lâcher la bride. La crème solaire c'était vraiment ridicule.
Elle aurait pu dire la même chose des lunettes d'Oskar - un loup avec des lunettes n'importe quoi non? - mais...

« Mais tu m'excuses, n'est-ce pas? »
« Oui parce que t'es vraiment trop beau pour que je te pardonne pas. », répondit-elle au bout d'un sourire conquis.

Il ne fallait pas beaucoup à Ella pour qu'elle passe de l'abominable monstre aux yeux verts ombrageux, à l'adorable angelot aux sourires charmeurs et inimitables. Derrière eux Landres tirait une gueule pas possible mais Ella ne le vit pas et de toute façon Lazarus qui passait en courant avec Kira sur le dos monopolisait toute l'attention. Si elle n'avait pas été obnubilée par le beau Oskar, Ella aurait sûrement trouvé quelque chose à dire là dessus. Ella avait énormément de mal à concevoir que Kira ne sorte pas avec Lazarus puisqu'ils étaient tout le temps collé ensemble. Pour elle c'était un non sens, mais quand elle avait fait la remarque à sa soeur celle ci l'avait regardé avec des yeux ronds et avait dit "mais j'ai pas envie de sortir avec Lazarus". Ridicule.

« Ça crève les yeux qu'ils sont amoureux, franchement mes soeurs...», remarqua-t-elle d'un ton blasé.

Et elle ne parlait pas de Sasha qui était déjà occupé à se demander un truc ou un autre. Du genre, combien y a-t-il de grains de sable sur la plage, ou de poissons dans la mer. Absolument sans intérêt pour la blondine mais bon c'était ses soeurs elle les aimait quand même.

« Tu viens te baigner? »

Elle avait un petit regard espiègle. La jolie princesse louve contourna son amoureux, pour retirer sa robe sous laquelle elle avait déjà son maillot de bain deux pièces qui lui avait coûté des heures de négociation avec son père (aah son père). Un joli maillot jaune seyant. Puis elle réapparut devant Oskar, lui volant un baiser avant de se mettre à courir vers la mer.
Landres la regarda passer avec un joli rougissement puis Lucian et Nora vinrent le tirer de sa contemplation. La petite mortelle était peut-être celle qu'il fallait protéger le plus - d'ailleurs curieusement ceux avec qui elle traînait le plus c'était les trois frères de Lusitanie, les plus brutes - mais elle n'éclipsait pas pour autant la jolie Ella qui avait un caractère beaucoup plus dominant.La seule qui aurait pu lui faire de l'ombre niveau caractère ça aurait été Kira mais les robes courtes l'emporteraient toujours sur les jeans baggy donc...
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Re: Pretty on the inside.

le Lun 3 Mai - 0:28


Quand elle était jeune, Héméra de Sophène avait toujours été seule. Aussi loin que sa mémoire la ramenait, son père l'avait toujours délaissé, l'avait toujours laissé derrière. Quand elle avait rencontré Loki, elle l'avait aimé, car il était bon malgré son air de vipère, et qu'il parlait peu par rapport à ses pensées. Elle avait tout de suite su qu'il était quelqu'un de bien, et quand il était né ses cinq petits monstres, ses quatre beaux garçons et cette charmante demoiselle, elle les avait davantage aimé et s'était jurée de faire tout pour eux. Si Héméra criait beaucoup, gesticulait beaucoup, c'était car elle avait sans doute besoin qu'on la remarque, qu'on sache qu'elle était là, et qu'elle le serait toujours. Loà, de tous, était la plus choyée. Par leur père qui la regardait avec tendresse, par leur mère qui la bordait tous les soirs, et par ses frères qui baisaient son front. Oskar était le second, né juste après le beau et ténébreux Johann. Oskar, petit, était beau comme un ange. On lui caressait allègrement les joues, les lui tiraient avec gentillesse. Ella de Thèbes aimait la beauté, et Oskar aimait Ella. Depuis longtemps déjà. Il l'avait toujours aimé dans ses yeux d'enfant, à la préférer à ses frères et à sa soeur. Il hurlait parfois quand on l'interdisait d'aller la voir, quand il refusait de faire ses leçons ou de lire – lui qui adorait les livres. Cette passion dévorante qu'il avait, de se retrouver avec lui, était pourtant toute platonique. Aucun besoin pour lui d'être chouchouter, tenu ou pris dans les bras par elle. Il avait juste besoin de la voir, de la guetter, et s'autoriser quelques fois un bisous d'enfant, mais c'était là son seul écart de conduite. Il était quelqu'un de bien. Et si sa mère était parfois trop exigeante, et leur dictait des choses ridicules, il l'aimait de tout son coeur, car elle les aimait tous, et que parfois, elle se retrouvait un peu déborder par ses garçons si différents et un peu turbulents. Combien de fois avait-elle failli mourir de peur en voyant la nuit tomber et aucun d'entre eux revenir? Oui, ils étaient petits, mais ils ne devaient jamais aller bien loin. Ils n'écoutaient cependant jamais, et c'était bien ça le problème. Johann avait assez de force pour tous les tenir, les quatre, mais en général, il ne faisait rien. Il regardait, et protégeait, sans jamais bridait les envies de chacun. Il n'était pas leur père, et Loki n'aurait rien dit. Lui même, jeune, avait donné du fil à retordre à ses parents en compagnie de Caelesticius et Masael. En somme, il ne pouvait trop rien lui reprocher, et Johann le lui rappelait quand il fallait. Maintenant qu'ils avaient tous dix huit ans, qu'ils étaient grands et forts, sa mère fermait un peu les yeux. Sauf sur Loà. Loà était dans la fleur de l'âge. Elle était belle comme un lotus, avec une peau pâle et de longs cheveux blonds. Elle était magnifique, et pour cela, il fallait la protéger contre des prédateurs humains, ou pas. Pourtant, celle que Oskar aurait aimé protéger contre tous, c'était bien sa belle et magnifique Ella, dont il prenait la main et l'embrassait.

« Mais tu m'excuses, n'est-ce pas? »
« Oui parce que t'es vraiment trop beau pour que je te pardonne pas. »
« C'est trop bon, ma princesse... »

Il avait le sens des galanteries. Depuis tout jeune, Oskar avait évolué de sorte à convenir à Ella. Comme une sorte de miroir, de reflet. Ne pas croire qu'il jouait un jeu : il était réellement ainsi. Il était inspiré par cette force à l'intérieur, et l'envie avait envahi son coeur jusqu'à faire de ce gentil petit homme un homme arrogant et susceptible, le regard fier et droit derrière ses vitres et ses beaux cheveux bouclés. Il posa son regard sur Lazarus et eut un sourire un peu moqueur. À peine, pas vraiment pour être blessant. Juste comme ça.

« Ça crève les yeux qu'ils sont amoureux, franchement mes soeurs...» Il eut un petit rire, et haussa les épaules.
« Ils s'en rendront bien compte un jour ou l'autre, Ella. Ce n'est qu'une question de temps. »

De son côté, ses frères n'étaient pas le plus doué au monde. Johann faisait peur au gens, et aucun n'était capable de contrôler ses sauts d'humeur, tellement qu'on aurait pu croire qu'il descendait de quelques Thébaïde. Jonas, lui, était trop enfant pour se rendre compte qu'il y avait, dans la vie, autre chose que les jeux et … les jeux. Sindri, lui... lui. Trop rêveur pour être terre à terre, et quand on est pas sur terre, on ne peut se rendre compte de ce qu'il y a ci-bas. Sindri oubliait même d'être, parfois. On ne pouvait pas lui en vouloir en même temps. Il faisait ce qu'il pouvait, le pauvre. C'était qu'avec une telle cervelle, il n'était bon qu'à dessiner et jouer de la musique autour du feu. Oskar, lui, avait trouvé son bonheur en étant attentif, et il avait réussi à conquérir le coeur de la petite princesse, la volant même à ce bon Landres sans aucun regard pour ses sentiments. En amour, comme à la guerre, c'était oeil pour oeil, dent pour dent.

« Tu viens te baigner? »
« J'arri- »

Le regard d'Oskar se posa sur le maillot de bain de la jeune louve, et autant dire qu'il rougit. Il baissa un peu la tête et remonta ses lunettes du bout de l'index, un peu gêné par la situation, et finalement, dans un dernier tremblement nerveux qui voulait qu'il perde ses moyens, elle lui vola un baiser et partit en courant. Ooh! La tricheuse! Il enleva à la dérobée sa chemise et vira son jeans, laissant apparaître un simple caleçon noir à la bordure blanche. Basique, mais classe. Il jeta également ses lunettes et courut à sa suite, comme un jeune loup fougueux qu'il était, et se jeta dans l'eau à sa poursuite dans un grand éclat de rire.
Cet éclat de rire fit ouvrir un oeil à Rafael, qui au lieu de dormir dos contre l'arbre, s'allongea sur le sol et se mit sur le côté, encore à moitié endormi. Johann se posa à ses côtés, et se mit à lire, gardant un oeil sur la folle troupe. Pas question qu'il arrive du mal à l'un d'entre eux... enfin, valait mieux éviter.

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Re: Pretty on the inside.

le Lun 3 Mai - 1:47
La jolie blondine courait droit vers l'eau à grande foulée. De la personnalité ça elle en avait et comment ne pas la regarder faire, elle qui semblait si sûre d'elle, absolument pas pudique. Beaucoup de filles lui enviaient son assurance, et son succès auprès des garçons. Sa beauté aussi. Pourtant, derrière l'arrogance et les caprices, la petite miss Orlov avait bien plus à offrir, mais elle l'offrirait avec pudeur si jamais elle avait à l'offrir.
Si elle avait eu beaucoup de petits copains, elle n'avait encore jamais rien donné de plus que des baisers d'un soir. Il n'y en avait qu'un qui avait toujours eu ses baisers, même son tout premier petit baiser de petite fille, volé sur les lèvres d'Oskar, plus par jeu qu'autre chose. Oskar c'était quelque chose.
Elle lui disait qu'elle l'aimait et qu'elle le trouvait beau mais il y avait plus que ça bien bien qu'elle n'ait pas encore pu trouvé les moyens de le lui faire savoir. Elle était légère, plus que sa mère à son âge. Plus que son père n'aurait voulu c'était vrai. Pourtant depuis quelques temps elle semblait s'être un peu assagie. Enfin assagie...
Un éclat de rire cristallin lui échappait comme elle rentrait dans l'eau un peu froide. Elle se retourna pour voir arriver Oskar, un petit sourire canaille ravie d'avoir gagné.
Elle n'était pas le genre de fille à rougir, c'était sans doute ce qui laisser les autre penser qu'elle avait déjà tout vu tout fait et qu'elle n'avait plus rien à apprendre. Mais à l'intérieur, en voyant Oskar qui courait vers elle son coeur battait la chamade et derrière ce sourire un peu arrogant c'était un rougissement qui se cachait. Oh à regarder ses joues on n'y aurait rien vu. Mais le coeur lui ne mentait jamais. Encore fallait-il toucher à ce coeur pour entendre les mots qu'il murmurait en toute sincérité. Elle savait que si un jour elle le donnait son coeur ce serait à Oskar et à lui seule. Mais elle avait encore un peu peur de tout donner d'un coup. Alors pour l'heure elle se contentait de l'entourer de ses bras et de serrer ce coeur contre lui, de le lui laisser sentir sans jamais rien promettre.

Elle riait sur ses lèvres sans rien lui dire mais cela voulait juste tout dire. Kira de loin regardait la scène puis se mit à crier comme Lazarus se changeait en loup et fonçait droit dans l'eau. La brunette arriva à côté d'Oskar et de sa soeur dans un grand éclaboussement et Lazarus ressortait un visage humain de l'eau, soulevant la princesse garçonne dans ses bras. Les fils de Masael n'étaient pas pudiques pour un sous et si cela tirait quelques commentaires à certains, eux avaient toujours été élevés comme ça, sans doute parce qu'ils étaient trop longtemps resté loups pour aller contre leur Nature. Les cheveux de la jolie Ella étaient mouillés et lui collaient au visage de façon charmante. Lazarus mit une grande claque dans l'eau pour achever de la tremper parce qu'il savait qu'elle allait vouloir le tuer. Ca ne manqua pas:

« Je vais te tuer Lazarus de Lusitanie!!! »', vociférait-elle.

Quand elle rageait comme ça, ses canines de louve soulignaient le plus délicieux de sa bouche. Bien sûr pour Lazarus aucun problème. Il attrapa son assaillant par la taille et la jolie blondine s'envolait littéralement direction Oskar. Elle ressortit la tête de l'eau, cette petite tête blonde de peste et grogna. Elle détestait perdre. Mais soyons réaliste, les frères de Lusitanie n'étaient pas des adversaires à sa taille. Elle retourna tout contre Oskar le nez en l'air, l'air particulièrement fière.

« Mh dis... ce soir Kira et moi on fait une fête à la maison ce soir. Vous viendrez? Il y aura les frères de Lusitanie et tout le monde. »

Elle souriait et avait ce fameux regard qu'elle ne faisait d'ordinaire qu'à son père. Oskar... c'était vraiment très spécial. Derrière eux, Sasha se penchait au dessus de Sindri avec ses grands yeux vairons toujours pleins d'étoiles. Allez savoir dans quoi elle allait encore vouloir l'entraîner...
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Re: Pretty on the inside.

le Lun 3 Mai - 21:50


Pendant un instant, le regard d'Oskar se posa sur Landres. Un éclair vif y passa. Si jusqu'à maintenant Oskar s'était tu, il n'en serait plus jamais pareil après cette nuit. Demain matin, il passerait l'épreuve, après quoi il serait apte à suivre son père et son grand père, ou à partir fonder sa propre meute. C'était son Rite de Passage, alors il était bien décidé à conclure ce soir une chose qu'il gardait pour lui depuis bien longtemps. Johann le savait déjà. Johann savait tout, aussi quand Oskar le regarda, Johann posa par instinct ses yeux sur Landres. Johann n'était pas vraiment méchant. Bipolaire. Dangereux aussi, mais bien moins que Rafael qui dormait à côté, paisible et serein. Le jeune Thébaïde avait le sang chaud, chaud comme la braise et ses ancêtres. On disait de Rafael qu'il ne tenait rien de Noah, ni même de sa mère, mais qu'il était de la trempe d'Izaak et de Hugo. Des pires d'entre eux. Il avait le regard froid et malsain, le regard qui déstabilise et tue les sentiments de révolte. Rafael de Nicée, fils de Caelesticius et d'Evie de Thébaïde, se réveilla en sentant Johann se levait. Il jeta un regard sur la troupe, se redressa un peu et bailla à l'ombre du saule. Johann, immense par rapport à ses frères, avait hérité de la beauté légendaire d'Héméra. Il avait les traits fins, et semblait d'ailleurs à un de ses anciens samouraïs, le regard en amande et fin. Le genre beau, tout simplement. Ce dernier s'approcha de Nora et se mit à discuter avec elle. De quoi, ça, Rafael l'ignora. Mais sans doute de demain. C'est que Johann parlait de temps en temps avec Nora. Sans doute car elle était humaine et qu'elle l'intriguait. Rafael haussa un sourcil, inintéressant. Totalement inintéressant. Ce dernier se leva et s'étira. Demain matin lui aussi passerait les rites, mais ça ne l'inquiétait pas. Des fils de Lycaon et de Loki il n'en craignait pas un. Il était assez fort pour tous les contenir, et ce, sans difficulté. Rafael avait la force de ses ancêtres, et Izaak était bien réputé pour être un des guerriers les plus terribles de ce bas monde, sans même parler de Hugolin, qui lui avait plus qu'une réputation. Qu'importe. Il se leva calmement, enleva sa chemise, et s'approcha de l'eau. Au même moment, l'eau glacé lui attaqua la chair. Vive. Il grinça, remarquant que Lazarus venait de plonger sous sa forme la plus bestiale dans l'eau. Aucune réaction de la part de Rafael. Oskar, en revanche, éclata de rire. Il ne dirait rien, car c'était Lazarus. Si Landres avait ne serais-ce qu'effleurer la hanche de la jolie blondine, sans doute se serait-il mit à hurler comme il avait l'habitude de faire, puis de bouder pour ne pas frapper du plat de la main des personnes qu'il appréciait malgré tout. Il aimait bien Landres... vraiment. Sauf que Landres aimait son Ella, et que le fils de Loki était tout sauf partageur, bien au contraire.

« Je vais te tuer Lazarus de Lusitanie!!! »

PLOUF. Alors que Oskar riait à nouveau, dévoilant là ses épaisses canines qui soulignaient d'une manière assez virile ses lèvres fiches, alors qu'elle revenait vers lui d'une façon fière. Quelle étrange petite princesse qui se trouvait magnifique dans son maillot jaune d'or, soulignant par là la cascade de cheveux blonds ondulés et mouillés qui tombaient sur ses épaules et dans son dos. Oskar baissa un peu la tête, avec un sourire calme.

« Mh dis... ce soir Kira et moi on fait une fête à la maison ce soir. Vous viendrez? Il y aura les frères de Lusitanie et tout le monde. » Oskar eut un petit rire.
« Bien sûr. Je suis pas sûr que ma mère sera d'accord, avec le Rite demain, mais mon père fera l'avocat du diable. » Oskar s'était penché, embrassait cette joue offerte d'un baiser doux. « Compte sur moi, princesse. »

Il oubliait par là ses obligations de prince, qui l'obligeait par ailleurs à rester une nuit dans la maison familiale dans le repos le plus plat, mais Loki lui même, le soir du Rite, était sortit pour voir Masael et Caelesticius. Oskar se disait que ce n'était qu'un rite. Qu'il allait se retrouvait contre un de ses frères, un des fils de Lycaon également... La seule chose qu'il redoutait vraiment était de se retrouver contre Johann ou contre Rafael. Et ça, ça aurait été vraiment une mauvaise blague. En parlant de Johann, ce dernier regardait Nora avec un drôle d'air, et souffla finalement, assez haut pour que même Oskar l'entende :

« Je ne comprends pas. Les humains s'échangent des bouts de papier, et se battent pour ceux-là même? »

Johann était en pleine lecture de Durkheim, un sociologue. De l'intérêt de la monnaie. Lui n'y voyait rien dedans de bien convainquant, si ce n'est une sorte d'abrutissement de l'humanité. Un abaissement à considérer qu'un bout de papier est plus important qu'une vie, ça, ça le dépassait. Johann était bipolaire, mais pas amorale.
Pas comme Rafael qui se trouvait pas si loin de Lev que ça, mais ne regardait personne. Concentré, il regardait la surface de l'eau, écoutait le clapotis de l'eau froide sur son corps. Concentré, mais à quoi ?

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Re: Pretty on the inside.

le Lun 3 Mai - 22:56
Landres remarqua bien le regard d'Oskar et si dans un premier temps il baissa le regard, gêné d'avoir été vu dans ce moment qui aurait du n'appartenir qu'à lui où il observait celle qui lui faisait battre le coeur si fort, après coup il releva fièrement les yeux. Il n'avait pas à avoir honte finalement. Oui il aimait Ella, tout le monde devait le savoir sauf elle peut-être, parce qu'elle était trop narcissique. Il le savait et il l'aimait quand même. Il vit aussi le regard de Johann mais les toisa tous les deux du regard. Dans le fond il n'avait rien contre l'un ou l'autre il les aimait même bien, mais avec Oskar, ça devenait plus difficile depuis qu'Ella avait l'air de plus vouloir que lui. Ca mettait les nerfs en pelote au rouquin mais bon...
Ella saisit ce petit instant où Oskar baissait la tête. Elle savait bien pourquoi et ça lui plaisait. Elle aimait plaire et être courtisée c'était ses deux passe-temps favoris, mais quand c'était Oskar ça ne lui faisait pas la même chose. C'était plus important. Elle lui reparlait de cette fameuse soirée qu'elle et Kira organisaient et...

« Bien sûr. Je suis pas sûr que ma mère sera d'accord, avec le Rite demain, mais mon père fera l'avocat du diable. Compte sur moi, princesse. »

Elle aimait aussi passer avant tout le reste mais pourtant cette fois ci:

« Mmh »', elle ronronnait comme il lui donnait un baiser sur la jour mais ça ne chassait pas la petite idée qu'elle avait en tête, « Je te chouchouterai. J'ai pas du tout envie que tu sois fatigué pour demain. C'est important. »

Il ne pouvait pas perdre c'était évident, même s'il avait fait la fête toute la nuit - le héros de la petite princesse n'avait pas le droit à l'erreur malheureusement - mais ce n'était pas une raison pour l'épuiser. Elle ne voulait pas qu'il ait l'air fatigué ou quoique ce soit. Elle en prendrait soin ce soir, aussi parce que ça lui faisait plaisir et parce qu'elle l'aimait vraiment. Mais bien sûr ça...
Kira sortait de l'eau, les vêtements collés à elle, puis attrapant un des jeans de Lazarus dans son sac elle le lui jeta à la figure. Ca allait que la mère de Lazarus ne s'était jamais formalisée pour un jean ou une chemise foutue. Kira le savait bien parce qu'elle était tellement souvent fourrée chez les Lusitanie que son père disait souvent que c'était limite sa deuxième maison.
De son côté Nora répondait comme elle pouvait aux étranges questions de Johann. Elle finit par avoir un rire clair et par lui rappeler qu'elle n'en savait pas plus au mode de vie des autres humains que lui. Cette histoire de petits papiers l'intriguait aussi mais, elle n'avait rien connu de ce monde là après ses deux ans. Hormis ce que lui avait dit ses parents. Comme pour s'excuser elle lui offrit de lui parler de choses qu'elle connaissait mieux. La grippe, les légumes... puis elle eut encore un de ses éclats de rire léger et doux en disant qu'elle plaisantait. Qui ici aurait voulu en savoir plus sur les légumes franchement? Sasha peut-être.

Le soir finit par tomber et tout ce petit monde se retrouva devant chez les Orlov. Ella embrassa son père et jura qu'ils ne feraient pas trop de désordre et que la maison serait encore debout. Les parents laissaient la maison pour la première fois alors on ferait les choses bien. Mishka et Lev avaient ajouté leur petit grain de sel pour les convaincre. Un peu de musique, un peu de déco et voilà...
Sasha regardait Sindri avec un brin de curiosité, il n'avait pas voulu qu'elle l'enterre sur la plage mais elle, elle voulait bien qu'il lui montre ses jeux à lui. Elle n'était pas spécialement rancunière, juste très curieuse.

« Kira et moi on va s'occuper de faire la cuisine... je reviens. », la blondine sourit à son prince et lui échappa.

Quelques autres arrivaient chez les Orlov, dont le clan de Linda qui s'était visiblement invité. Ella n'avait pas encore vu mais il y avait fort à parier que ça aller chauffer et pas forcément dans le bon sens. Lev leva les yeux au ciel en voyant qu'une fille s'approcher de lui. Ca allait encore être beaucoup de bruit pour rien, s'il ne montait pas dans sa chambre c'était uniquement pour surveiller Sasha, il savait qu'elle finirait par se retrouver toute seule à se faire chier alors...
Landres cherchait Ella du regard, sans trop en avoir l'air.
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Re: Pretty on the inside.

le Lun 3 Mai - 23:42


Johann ne voyait vraiment pas l'utilité d'une humaine si elle ne savait rien de son monde... mais Nora était Nora, alors il pouvait bien lui pardonnait. Il eut un sourire calme et haussa les épaules. Bien, il devrait trouver un jour ou l'autre un autre livre à lire, qui lui, lui expliquerait la naissance de l'argent dans le monde humain, et ainsi il pourrait revenir la voir et le lui expliquer. Juste pour rire. C'était une blague intérieure qu'un loup explique à une humaine la valeur de la monnaie quand dans le monde lycanthrope, il n'y avait de valeur que les services et le bon coeur. Une entraide quotidienne qui faisait que l'on mangeait la viande des chasses de tous, sans se soucier d'à qui appartenait la prise du petit matin. Il y avait bien assez de viande pour tous, pas besoin de s'entretuer pour peu de chose. Qu'importe, il hocha la tête dans un signe poli et doux, mais aussitôt qu'il releva le regard, les pupilles avaient changé du tout au tout. Le mot « bipolaire », c'était plus fort que d'être lunatique. C'était à un point tel que les deux Johann auraient pu être deux personnes absolument différentes. Le regard dur, il regarda autour, mais rien. Il haussa les épaules et à nouveau redevint doux comme un agneau, reposant son regard sur la jeune humaine.
De son côté, Rafael avait cessé de regarder avec amour le clapotis de l'eau. Son regard était partit loin, sur le visage de Lev, puis sur celui de Mischka, et ensuite sur celui de Khôma. Les trois frères Orlov, aux traits doux et durs à la fois. Se méfier des Orlov. Se méfier des Orlov... Il soupira pour lui, et plongea dans l'eau.
Sindri fixa Sasha avant de plonger sa main dans les galets, pour en sortir le plus beau d'entre eux. C'était un beau petit caillou, de la taille de tous les autres galets moyens du monde, mais sur sa peau dur et noire, on retrouvait une étoile à six branches plus clairs, formant comme un impact. Il le tendit à la jolie jeune fille qui se tenait près de lui, un grand sourire aux lèvres derrière ses cheveux en bataille, à moitié mouillé.
Enfin, Oskar, lui, restait avec sa princesse aux airs de reine blonde, d'une ancienne Prusse monarchique. Il avait un sourire doux d'agneau, ce genre de sourire con qu'on voyait rarement sur son visage d'un naturel hautain et arrogant.

« Bien sûr. Je suis pas sûr que ma mère sera d'accord, avec le Rite demain, mais mon père fera l'avocat du diable. Compte sur moi, princesse. »

Il avait toujours dit qu'elle passerait avant tout, et ça, ses parents l'avaient bien compris. En temps normal, les quatre garçons seraient restés dans la cabane, et auraient subit toute la sainte soirée les gémissements plaintifs d'une mère surmenée, hystérique et pourtant, radieuse et aimante, mais pour Oskar, cette soirée serait consacrée aux beaux yeux de la belle. Tout lui était consacré. Même sa future victoire. Et s'il devait perdre, alors qu'il meurt en héros face à un Thébaïde, ou à Johann.

« Mmh... Je te chouchouterai. J'ai pas du tout envie que tu sois fatigué pour demain. C'est important. »
« Oui, assez. » Il eut un petit rire, et se gratta le derrière de la tête. « Mais ça ira, ne t'inquiètes pas pour moi. Je ne suis pas Rafael. Je n'ai pas besoin de vingt heures de sommeil par jour... »

Rafael dormait beaucoup. Beaucoup trop. Mais il n'avait rien d'autres à faire. Oskar, lui, n'était pas aussi hyperactif que Jonas et Sindri, mais il restait dans ceux qui dormait normalement, soit huit heures de sommeil, avant d'être tout pimpant. Il avait pris certaines habitudes, et aujourd'hui ne dormait plus que six heures par nuit si cela était nécessaire, sans se sentir amoindrit. Pas vraiment, en tout cas.

À la nuit tombait, les cinq De Lassithi rentrèrent chez eux, et si Loà fut condamnée à s'endormir dans sa chambre, les quatre garçons eurent la permission de sortir ce soir là, mais de dormir convenablement afin de ne pas être lamentable le lendemain. Cela venait de la bouche de Loki, car Héméra criait déjà et s'exaspérait de les voir si peu prudent. Loki la réconforterait, et en les voyant gagner dès demain, il n'y aurait plus aucune dispute. Johann les accompagna pour la forme. Les fêtes, c'était pas son truc, mais il devait garder Sindri et Jonas de toutes ses petites disputes de bar qui leur avaient déjà fallu quelques raclées. Pas qu'ils n'étaient pas forts, non, mais... Sindri avait tout d'un enfant aux grands yeux et détestait la violence. Pour ce qui était de Jonas, il était trop joueur et en redemandait quand on lui tappait dessus, ce qui avait le don surprenant d'énerver ses adversaires. À croire qu'il en faisait exprès.
Oskar, lui, était réfléchi, aussi Johann ne le surveillerait pas.
Sur la route, ils croisèrent Rafael et sa soeur cadette, Céleste. Une jeune fille minuscule, du haut de son mètre soixante sept, mais avec des yeux noisette grands comme le monde, du genre petite poupée magnifique. Quand on voyait Céleste, on avait l'impression de goûter un bout d'éternité, et c'était bien pour ça que Rafael l'accompagnait. Lui ne demandait qu'à dormir paisible, dans un bon lit douillé, mais sa soeur, plus volage comme l'était sa mère (une Thébaïde en somme) s'accommodait bien de ce genre de festivité. Céleste n'était pas une Linda, elle n'avait rien d'une traînée. Elle était encore vierge. Mais elle avait tout pour ne plus l'être au bout d'une nuit. Rafael, lui, avait la bonne réputation d'être attiré par les hommes. Une honte pour un lycanthrope. Pas vraiment rejeté, mais ce genre de chose n'était pas considéré comme viril. Pas assez. Toléré, on ne les mettait pas en bas de l'échelle, mais Rafael ne pourrait jamais avoir d'enfant, jamais transmettre son nom. La famille De Nicée s'arrêterait avec lui, ici, puisqu'il n'était pas le meilleur des procréateurs, malgré un bon mètre soixante dix sept, un corps fin et élancé, un visage beau quoi que froid. Il avait tout pour être aimé. Si ce n'est le caractère qui le rendait antipathique aux yeux de presque tous. Déjà petit, il était détestable, à toujours s'endormir. On avait d'abord cru qu'il était narco, mais rien. Juste qu'il aimait dormir pour passer le temps. Comme un vampire. Sauf que Rafael aimait une autre chose, et que celle-ci, il ne pouvait la faire que la nuit, et avec des humains. Les rumeurs courraient trop vite dans les meutes pour se permettre ce genre d'écart de conduite, quand ses oncles portent le nom de Hugolin de Thébaïde et Izaak de Thébaïde... et que son père est Reagan de Nicée, un tombeur.
Rafael et Céleste se joignèrent aux fils de Loki pour marcher. Céleste parlait beaucoup, avec Oskar et Jonas surtout. Sindri se demandait si le collier de petits coquillages gris et de perles bleus allait plaire à Sasha, et de son côté, Johann se demandait l'intérêt de la philosophie. Une question purement lycane. Ils entrèrent tous dans la maison des Orlov. Tous saluèrent Kirill et Elladora, avec le respect et l'intérêt qu'ont les enfants pour les gens qu'ils considèrent comme une famille, eux qui avaient grandi dans cet environnement sain et bon enfant. Ils avaient gardé les même caractères que lorsqu'ils étaient jeunes. Tous. Même Céleste, qui avait pourtant vécu deux ans entiers avec sa mère, et qui avait reçu la pire de toutes les éducations auprès de cette fameuse génitrice qui avait renié Rafael. Oskar en avait entendu parler, mais ne s'y était jamais attardé. Un Thébaïde, on le prenait comme il était, ou on ne le prenait jamais. Ils avaient tous grandi ensemble, alors il n'était pas question de mettre ces deux-là à part.
Oskar quitta le groupe, et si Sindri fit de même, lui n'alla pas vers Sasha mais vers sa soeur, la jolie Ella. Il eut un sourire amusé en la voyant ici, et s'arrêta devant elle. Il la trouvait belle, toujours.

« Kira et moi on va s'occuper de faire la cuisine... je reviens. »

Et déjà elle partait. Comme de l'eau qui coule entre des doigts pourtant aguerris. Il ne dit rien, et eut un sourire calme. Une main entoura sa taille, se glissa tout contre lui en ronronnant. Linda. Le regard d'Oskar se durcit d'un coup sec. Linda ronronnait pourtant, avec un sourire en coin, et fit un clin d'oeil.

« Alors, petit prince, on joue avec les princesses? »
« Je joue pas. » Linda arqua un sourcil, étonnée.
« Tu joues pas? Attends, tu vas me dire, que toi, Oskar de Lassithi, tu... »
« Ouais. Ça te pose un problème? » Elle se décolal aussitôt, avec une grimace dégoûtée.
« Moi qui croyait que t'étais un homme. Mon Seth! T'es devenu impotent? »
« C'est pas le moment, Linda. Si tu veux jouer, va voir ailleurs. »

La petite blonde pesta et s'enfuit. Oskar se posa contre un meuble au hasard dans la maison, et attendit là où il était. C'était un petit chien fidèle malgré les dires, et s'il était coureur comme l'était son père, il revenait toujours à la niche, et une fois un collier à son cou, jamais ne s'échappait.
Linda, elle, s'était déjà glissée sur le divan. Céleste parlait avec un des fils de Kirill, aussi Linda ne trouva, sur le divan, que Rafael. Ce dernier semblait ailleurs. Linda se pencha au dessus d'elle, mais avant même qu'elle ne le touche, Rafael, sans tourner la tête, regarda Linda du coin de l'oeil.

« Même pas en rêve, salope. »
« Va te faire foutre, pédale. »

Elle se leva, offusquée, et s'enfonça ailleurs dans le salon. Connasse. Rafael ne releva même pas. Il souffla, et s'enfonça dans le siège.

« Ouais, mais par qui, ça... »

Murmure pour lui même, il posa son regard sur Céleste dans sa grande conversation. Sur le fils de Kirill. Détourna le regard. Bordel, la soirée promettait d'être longue. Même Johann avait trouvé quelqu'un pour parler.

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Re: Pretty on the inside.

le Mar 4 Mai - 23:10
« Mais ça ira, ne t'inquiètes pas pour moi. Je ne suis pas Rafael. Je n'ai pas besoin de vingt heures de sommeil par jour... »
« Ce n'est pas une raison mh... »

Elle repensait un instant à sa mère qui avait l'air chaque jour plus amoureuse de son père. Ella avait toujours vu en ses parents un couple idéal, pour autant elle ne voulait pas ressembler à sa mère. Parce que ça le faisait pas. Elle eut un genre de sourire et disparu dans la cuisine, le temps de finir de préparer le dîner avec Kira. On n'avait rien demandé à Sasha de peur qu'elle foire quelque chose, pourtant c'était la meilleure en cuisine. Mais bon elle ne s'en était pas formalisée. En voyant apparaître Linda, précisément la fille qu'Ella ne pouvait pas saquer, Sasha tenta de l'intercepter mais elle se fit envoyer sur les roses et comme elle n'était ni belliqueuse ni très douée pour les réparties bien placée , elle fut bien contrainte de la laisser filer.
Malheureusement quand ce fut Ella qui revint, resplendissante, elle trouva l'autre blonde collée à son Oskar. Et si il y avait quelque chose qu'elle ne supportait pas c'était bien de voir une fille - et celle là plus encore - tourner autour de son Oskar. Ella était capricieuse. Jalouse. Et très certainement pas prêteuse.

« Je ne crois pas t'avoir invitée. Tu mendies les entrées dans les endroits "in" maintenant Linda? »

Froide, mordante. L'autre n'avait pas intérêt de trop s'attarder mais c'était Linda alors, pour sûr elle s'attarderait. Mais Ella n'avait aucun soucis à se faire, elle avait l'avantage physique autant qu'intellectuel. Elle était peut-être blonde mais elle n'avait pas un petit poids dans la tête et si elle n'avait pas le dessus sur ses frères, elle l'avait sur les autres filles. Princesse mais certainement pas faible. Bien sûr elle préférait toujours s'épargner la peine de faire quoique ce soit. Surtout que ça n'avait rien de très chic. Et puis elle savait qu'elle avait le soutien de ses frères et elle comptait sur celui d'Oskar. Après tout c'était son prince à elle.

« Tu ferais bien de partir Linda. Tu vois pas que tu saoules même Raphael? Et Oskar ce n'est même pas la peine d'y compter si tu vois ce que je veux dire... », comme elle disait cela, elle posa son regard sur Oskar, un peu plus loin, et eut un sourire doux pour prétexter que tout allait bien.
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Re: Pretty on the inside.

le Mer 5 Mai - 19:41


Si Linda était venue, c'était uniquement pour voir Oskar. Après le Rite, il serait en âge d'être marié, et il n'était pas question pour elle de laisser passer la chance de sa vie, c'est à dire de se marier avec le fils d'un Conseiller. Autant dire qu'un Prince était la meilleure chose qui aurait pu arrivé à la jolie Linda de Barcelone. Quoi que. Encore fallait il que Oskar repose ses yeux sur elle, et lui offre ce que jadis il lui avait offert : une nuit d'extase où il finirait par crier un nom qui n'était pas le sien. Elle ne lui en voulait pas. Pourvu qu'il la choisisse elle. Maintenant. Devant le canapé, en face de Rafael, elle toisait le jeune homme. Il était beau, certes, mais on ne se mariait pas avec un bâtard de la race des Thébaïde. Surtout pas avec Rafael.

« Je ne crois pas t'avoir invitée. Tu mendies les entrées dans les endroits "in" maintenant Linda? »

Linda arqua un sourcil, et posa son regard sur la blonde. Linda était déjà une femme comparée à Ella. Si cette dernière possédait la même beauté que sa mère, il n'était sans compter que Linda avait plus de forme, et sa poitrine était sa fierté. Décolleté plongeant, une rivière de diamant y brillaient. Des vrais. Trésors de famille, ou pillage des anciens temps, elle n'en dirait pas mot. Pas à elle. Linda avait le sens du sang, bien plus que les anciens d'ailleurs – chose qui horripilait plus d'un, que l'on soit plus monarchiste que Napoléon lui même. Elle eut un sourire bref, hautain. Un sourire narquois, figé sur le coin de ses lèvres fines mais pulpeuses.

« Je suis venu extirpé mon tendre Oskar de ce bourbier, figure toi. Je ne mendies pas, Ella. Voyons. N'est-ce pas un honneur que d'avoir un sang pur dans ta maison, en plus de ton père? »

Linda eut un sourire fin, espiègle et malsain à la fois. Oskar, plus derrière, parlait avec Nora qui était alors en compagnie de Johann. Ce dernier avait la mine mitigée, comme lorsqu'il était entre deux moments de total changement. À croire que quelque chose clochait, mais au final rien. Il parlait lui aussi, parfois. Un peu. Johann n'était pas vraiment le genre communicatif, alors que Linda, elle, avait la langue bien pendue. Dans tous les sens du terme.

« Tu ferais bien de partir Linda. Tu vois pas que tu saoules même Rafael? Et Oskar ce n'est même pas la peine d'y compter si tu vois ce que je veux dire... » Linda haussa un sourcil, et eut un de ces rires mondains, horribles à l'oreille. Derrière, Rafael s'était levé, calmement, quoi que la ride du lion au creux de ses sourcils n'annonçait absolument rien de bon.
« Rafael est frigide, que diable. Un homosexuel, rien de plus. » Rafael arqua un sourcil. Ces deux filles, elles...
« … tu saoules 'même' Rafael. » Rafael eut un sourire fendant, un sourire carnassier digne d'Izaak ou d'Hugolin, qui soulignait ses traits Thébaïde. Il avait l'air mauvais. « Un homosexuel, suis-je bête. »

Sans un mot, et surtout pour ne pas éclater devant tout le monde... pour ne pas se faire dégager par les frères de Ella non plus. Plus il restait loin des frères Orlov, mieux il se tenait. Pas qu'il en ait peur. La chose était toute autre. Assez honteuse pour être tu. Rafael tourna les talons et partit, les mains dans les poches. Il bousculait les gens sans s'excuser. Il se foutait bien. Après tout, il n'était qu'un homosexuel. Qu'un homosexuel. Même Rafael. Même Rafael. Surtout Rafael... Il secoua la tête et sortit. C'était con. La douleur était plus forte qu'il ne l'aurait cru. Il se dirigea vers la carre du bâtiment. Il faudrait bien attendre Céleste... Oui, Céleste. Céleste qui regardait les deux blondes, la fameuse Linda, et la capricieuse Ella. Elle qui n'avait jamais haussé le ton. Céleste la douce, aux grands yeux de biche perdue. Quelque chose du genre, en tout cas.

« Pour ce qui est de ton fameux Oskar, figure toi que je me demandais quelque chose... mh. Dis-moi, Princesse de Thèbes, ne t'ait-il jamais passé par l'esprit qu'Oskar pouvait uniquement jouer avec toi? Après tout, demain, c'est le Rite. Après, il choisira de fonder sa meute, ou de rester avec son père. Il choisira sa vie. Sa femme... » Linda eut un large sourire. « Une femme, donc. Pas une enfant. Et encore moins une hybride capricieuse aux grands airs. »

Linda visait juste, en plein coeur. Le doute, rien de mieux pour diviser un empire. Le tout dit dans un fin sourire. Bien. Les jeux sont faits. Qui mise?

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Re: Pretty on the inside.

le Mer 5 Mai - 21:26
Dire qu'Ella de Thèbes haïssait Linda de Barcelone aurait encore été un euphémisme. Elle ne la haïssait pas. Elle voulait carrément l'effacer de la surface de la terre et si possible même de l'Univers. On aurait beau dire, elle était capricieuse la fille de Kirill Orlov, c'était vrai, mais elle était droite pourtant, et non pas intolérante. Elle était frivole c'était vrai, mais pas dans le fond. Hors c'était le fond qui faisait toute la différence.

« Je suis venu extirpé mon tendre Oskar de ce bourbier, figure toi. Je ne mendies pas, Ella. Voyons. N'est-ce pas un honneur que d'avoir un sang pur dans ta maison, en plus de ton père? »
« Mon père? Ne te compare pas à mon père je te prie, il serait insulté. C'est un homme de valeur lui. »

Sourire acerbe contre miel acide, Ella n'avait guère pour habitude de se laisser marcher sur les pieds et d'ailleurs peu osait. Si les Konstantine avaient toujours dit d'Elladora, la mère d'Ella, qu'adolescente elle avait été terrible, ils n'avaient pas suffisamment vu de la miniature pour savoir vraiment ce que le mot terrible signifiait. Face à Linda, Ella paraissait une femme aux traits d'enfants, quelque chose qu'elle avait hérité de sa mère. Elle avait le bassin étroit et de jolis seins. Elle avait plutôt la bouche de son père fine et bien dessinée. Ce genre de bouche qui pouvait vous offrir la lune au bout d'un éclat de rire, avec toujours cet inaccessible baiser au coin des lèvres. Elle avait les yeux vairons, un bleu cristallin, un ambre, et elle en était fière. Et elle avait la peau de porcelaine de sa mère. On aurait pas pu dire que c'était la fille plantureuse, le soutien gorge de vos rêves où encore deux mètres vingt deux de jambes fuselées, non, mais n'empêche que c'était sur elle qu'on se retournait en général. Son fort caractère, son charisme, et sa beauté elle en faisait des armes redoutables et ce n'était pas un décolleté grotesquement plongeant qui allait lui faire de l'ombre. Son tendre Oskar. Ella retenait. Si elle ne dit rien là dessus, elle n'en pensait pas moins et elle se voyait déjà coller la tête de Linda dans les toilettes et tirer la chasse. Le plus drôle dans tout ça était qu'elle aurait réellement pu... mais ça aurait cruellement manquait de classe et Ella faisait généralement les choses bien.

« Tu ferais bien de partir Linda. Tu vois pas que tu saoules même Rafael? Et Oskar ce n'est même pas la peine d'y compter si tu vois ce que je veux dire... »
« Rafael est frigide, que diable. Un homosexuel, rien de plus. »

Ella leva un sourcil. Elle avait beau être superficielle ses parents l'avaient élevée dans la tolérance et, pour avoir souvent accusé le coup elle même, elle ne supportait pas qu'on puisse critiquer les gens sur ce genre de choses. Certes ce n'était pas spécialement courant chez eux l'homosexualité mais Ella avait tendance à considérer que les gens faisaient ce qu'ils voulaient et de ce point de vue là, elle estimer que ça ne regardait que Rafael. Malheureusement ce dernier avait déjà pris la mouche et Ella n'était pas du genre à courir après les autres et surtout pas pour s'excuser (quelle drôle d'idée). Elle ouvrit la bouche pour lui dire quelque chose mais jugea qu'il valait mieux lui foutre la paix. Elle avait trop louves à fouetter ou plutôt des chiennes en chaleur. Et elle n'était guère friande de cette clientèle.

« Pour ce qui est de ton fameux Oskar, figure toi que je me demandais quelque chose... mh.', Ella lui lançait un de ses regards noirs qui la faisait presque ressemblait à une version féminisée et miniaturisé de Lev, qu'allait-elle encore inventer cette pouf... Dis-moi, Princesse de Thèbes, ne t'ait-il jamais passé par l'esprit qu'Oskar pouvait uniquement jouer avec toi?
« On ne joue pas avec moi. Je ne m'appelle pas Linda de Barcelone moi figure toi. »

Mais malgré son apparente assurance, le venin faisait doucement son effet et sans savoir encore quelle merveille l'autre blonde avait pu inventer, Ella était curieuse d'entendre la suite. Elle sentit comme un grand silence autour d'elles. De toute façon tout le monde savait qu'il ne fallait pas mettre ces deux filles là sous le même toi. Lev et Mishka se levèrent comme un seul homme et les six Orlov avaient leurs yeux vairons braqués sur l'intruse. Aucun d'eux ne l'appréciaient, d'abord parce qu'ils soutenaient leur soeur mais surtout parce qu'ils s'accordaient tous sur le fait que Linda était sans doute la fille la plus intolérante et la plus détestable du coin.


« Après tout, demain, c'est le Rite. Après, il choisira de fonder sa meute, ou de rester avec son père. Il choisira sa vie. Sa femme... » , Ella se rembrunit soudain. Elle avait se visage terrible des grandes colères mais elle gardait apparemment son calme sans pourtant répondre au sourire de Linda, qui poursuivit « Une femme, donc. Pas une enfant. Et encore moins une hybride capricieuse aux grands airs. »

Tout le monde l'entendit la baffe claqua sur le visage de Linda et il ne fallut pas une seconde pour que la petite capricieuse d'hybride n'ait foutu un coup de pied en traître à sa détractrice pour lui coller la tête sur le buffet. Dans le même temps Lev et Mishka avaient réagi, mais pourtant ils avaient laisser sa petite vengeance à leur soeur. Parler de sang c'était un fait, mais parler d'hybridité à Ella de Thèbes c'était une erreur grossière. Les deux frères se jetèrent un regard. Ils savaient que la petite reine de la maison était des six la plus fragile finalement. Elle pouvait conquérir le monde et le mettre en laisse, l'écraser dans sa main sans aucune pitié, oui ça elle pouvait, rien qu'avec un sourire même, mais parlez lui d'hybridité et vous l'aurez véritablement blessé. Si ça n'avait pas été Linda, sans doute la jolie blonde aurait-elle déjà craquée et montrer sur son visage aux mille caprices la face sincère de son coeur brisé. Mais là elle avait juste l'air mauvaise et impitoyable. Seth savait ce qu'elle aurait pu lui faire à cette garce qu'elle retenait par les cheveux. Elle se pencha pour chuchoter à l'oreille de Linda

« Dis moi c'est quoi une vraie femme Linda? Une chienne de race qui écarte les cuisses devant le premier, pourvu que ce soit un prince. Tu es peut-être pure mais tu es pourrie à l'intérieur et j'ai bien l'impression qu'Oskar n'aime pas beaucoup les fruits pourris. Il les préfère avec du caractère et de la conversation, c'est bête pour toi...»
« Ella »
« Si vous voulez bien me foutre ça dehors avant que je m'en charge moi même.»', ordonna-t-elle d'un ton impérieux, tandis qu'elle lâchait brutalement Linda.

Le ton impérieux ce n'était pas du mépris, c'était uniquement pour montrer qu'ici c'était elle la louve dominante, pure ou hybride. Elle avait ce beau port de tête princier, celui qui aurait laissé croire qu'elle n'avait rien hérité du tout de sa mère, du moins pas cette par de fille d'Adam qui l'outrageait à chaque fois. A l'intérieur pourtant elle se sentait diminuée par le doute. Elle regarda Oskar et sentit qu'elle ne pourrait guère faire semblant encore très longtemps. Lev le savait lui. Il aimait observer les autres et les décrypter et si généralement ce qu'il concluait de ses observations le laissait toujours égal à lui même, en regardant sa soeurette, il se sentit comme une pointe au coeur. Il le voyait lui qu'elle avait vraiment mal et vraiment peur à l'intérieur. Elle n'était pas comme Sasha pour vivre éternellement malgré la fin du monde, elle n'était pas comme Kira pour régler ce genre de problème avec une bonne baston puis oublier. Elle était comme toutes les princesses au petit poids, délicate, fragile, précieuse.
Quand Mishka revint après avoir mit Linda à la porte, Ella lui sourit et sortit sans vraiment avoir plus envie de faire la fête.

Elle profita que la fête reprenait tranquillement pour monter dans les escaliers, pensive. Elle avait été trop naïve avec cette histoire de rite. Jusque là elle n'y avait vu qu'un moyen pour Oskar de prouver sa valeur et sa force, de montrer qu'il n'était plus un enfant. Elle savait pourtant bien que c'était aussi autre chose. Un instant elle se prit à douter... et si... les larmes montèrent tout d'un coup mais elle était trop fière pour lâcher quoique ce soit là, au milieu des escaliers et...

« Ella? »

Elle releva le nez et afficha un faux sourire. C'était Landres. Elle avait réagi un peu trop tard pour qu'il puisse croire à ce sourire maintenant. Landres avait toujours été un ami présent. Elle ne s'en rendait pas vraiment compte, du moins pas assez souvent, mais il n'avait jamais été trop loin quand elle avait eu besoin de quelqu'un. Mais bien sûr, Ella n'avait jamais vraiment pris le temps de s'y arrêter, il lui semblait toujours que c'était l'arrivée d'Oskar qui solutionnait tout. C'était peut-être vrai quelque part.

« Eh, écoutes pas ce qu'elle dit. C'est que des conneries. »
« Pas que Landres, pas que... il y a des choses... »

Elle n'avait pas du tout envie de parler là, encore moins de pleurer devant lui. Elle regarda le rouquin avec un sourire un peu plus vrai. Un sourire triste, déformé par un étrange petit tic qui tirer les commissures de ses lèvres vers le bas. Mais lui la trouvait jolie même comme ça. Non il ne la trouvait pas jolie en fait. Il la trouvait terriblement belle.

« Mais elle ne dit ça que parce qu'elle est jalouse. Je parle pas que d'Oskar mais de tout le reste. Y a aucune fille qui ne t'envie pas Ella. »
« C'est gentil Landres. »

Cette fois elle sourit pour de vrai, parce que c'était les mots que la petite fille en elle, celle qui suppliait son oncle Taly de lui dire qu'elle était la plus belle du monde, aimait entendre. Il n'y avait que ces mots là pour caresser son âme dans n'importe quelle circonstance. Et même si ils étaient usés à force d'avoir été dit et re re dit, elle avait toujours plaisir à se l'entendre dire. Landres sourit. Elle ne sourit pas plus et ils restèrent là cinq minutes dans les escaliers, sans trop savoir que dire ou quoi faire. Pourtant elle gardait en tête tout ce que Linda avait dit et elle avait mal au coeur. Elle finit par contourner Landres, sans même répondre quand il lui parla. Elle voulait être toute seule pour s'accorder le droit de pleurer.Ses frères et soeurs le savaient alors ils étaient certains qu'ils ne la suivraient pas et qu'ils la laisseraient tranquille. Mais les autres... Landres par exemple. Lui resta un bon moment planté dans les escaliers à se demander ce qu'il devait faire. La rattraper, lui dire tout ce qu'il n'osait jamais dire? Ou bien n'était-ce pas le moment? Ou bien n'avait-il pas vraiment envie de le faire? Parce que dans le fond il n'aurait pas aimé qu'Oskar le lui fasse alors...
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Re: Pretty on the inside.

le Mer 5 Mai - 22:38


Céleste remarqua le départ de son frère. Son regard clair le suivit, sans un mot. Mais elle ne bougea pas. Céleste était la plus douce de toutes les princesses, de celles qui ont tout vu et ne veulent plus voir. Elle n'avait pas la force de regarder les choses en face. Elle n'avait pas la force d'entendre dire de telles choses, alors elle tourna tout simplement le dos. Elle n'avait pas peur. Elle avait juste de la peine au coeur à voir que même ici, les gens arrivaient à se déchirer. Pour du sang... juste pour du sang, et quelques noms.

« Pour ce qui est de ton fameux Oskar, figure toi que je me demandais quelque chose... mh. Dis-moi, Princesse de Thèbes, ne t'ait-il jamais passé par l'esprit qu'Oskar pouvait uniquement jouer avec toi? »
« On ne joue pas avec moi. Je ne m'appelle pas Linda de Barcelone moi figure toi. »

Linda eut un sourire bref. Elle ne le releva pas. Si elle relevait, elle jouait son jeu. Soit, on s'amusait avec elle. Oui. Sans doute davantage qu'avec Ella, mais ça, elle ne le lui dirait pas. Si elle était là, c'était pour la briser la vieille du Rite. Une sorte de... vengeance. Quelque chose comme ça. Quelque chose du genre. Tout le monde la regardait. Personne en bien. Linda pourtant restait fière, le regard droit. Si on pouvait lui reprocher d'être frivole au plus haut point, il ne fallait pas non plus oublier qu'elle avait un des sangs les plus purs et les plus anciens, et qu'ici, seuls les Princes et Princesses pures auraient pu la faire rougir. Elle avait le nez d'une Cléopâtre, mais l'orgueil trop grand.

« Après tout, demain, c'est le Rite. Après, il choisira de fonder sa meute, ou de rester avec son père. Il choisira sa vie. Sa femme... Une femme, donc. Pas une enfant. Et encore moins une hybride capricieuse aux grands airs. »

La claque résonna d'un coup sec. Le visage de Linda, pourtant, n'avait pas bougé. Au coup de pieds pourtant, elle se surprit à ne pas l'avoir prévu, et bien vite son visage frappa la table. Elle grogna, furieuse. Ses dents déformaient sa bouche. On aurait dit une sauvage d'un ancien temps. Linda était plus vieille qu'Ella, d'un bon siècle. Plus vieille qu'Oskar également. Elle était du siècle de Iulian de Thèbes, du très fameux Jake Orlov, le ténébreux. Mais le grognement se transforma en rire. Gagné, ma vieille, gagné. T'as le coeur qui pisse le sang. Tu crois que je le vois pas? Le regard de la blonde se pointa dans celui d'Ella, sans peur. Pas cette petite femmelette qui lui ferait peur. Linda, elle, était du genre louve sauvage, qui chasse. Pas du grande princesse. Une femme fatale, en somme. De son côté, Sindri et Jonas encadraient Oskar qui était resté bête sur le coup. Il n'aimait pas ce méchant visage, mais il le savait pourtant blessé à l'intérieur. Il aurait pu agir. Il aurait pu prendre sa défense. Il aurait pu faire quelque chose. Et il ne fit rien. Resté ahuri, il regardait le visage de Linda, vilain. Celui d'Ella, déformait par la colère, la haine aussi. Était-ce donc ça, qu'il avait aimé jadis? Deux diablesses qui se battent pour un morceau de viande? Par instinct, Sindri serra le bras d'Oskar contre lui. Oskar posa son regard dans celui de son frère. Oskar avait l'air...

« Dis moi c'est quoi une vraie femme Linda? Une chienne de race qui écarte les cuisses devant le premier, pourvu que ce soit un prince. Tu es peut-être pure mais tu es pourrie à l'intérieur et j'ai bien l'impression qu'Oskar n'aime pas beaucoup les fruits pourris. Il les préfère avec du caractère et de la conversation, c'est bête pour toi...»
« Ella »
« Si vous voulez bien me foutre ça dehors avant que je m'en charge moi même. »

Linda se redressa et fut raccompagnée par Mischka. Son regard noir s'était posé sur le grand loup, mais elle sortit d'elle même, un large sourire dévoilant ses dents, avec un sublime rouge à lèvre couleur bordeau. Une prostituée aurait été mieux habillé. Mais elle était belle, pourtant. Malgré tout. Quand elle passa le pas de la porte, elle tourna la tête vers la gauche, par instinct. Rafael était là, une cigarette aux lèvres. Il la regardait. Elle eut un frisson sinueux le long de l'échine.

« T'es toujours pas partit? » Rafael tira lentement une latte de sa clope, et l'éloigna d'un geste sensuel et élégant à la fois, soufflant une bouffée de fumée du bout des lèvres, comme amusé.
« Tu veux qu'on joue à un jeu, Linda? » Elle arqua un sourcil. « J'ai envie de jouer un peu. Viens. »

Elle recula. Rafael jeta sa clope d'un geste simple sur le sol, et l'écrasa. Il se pencha, ramassa le mégot, et le mit dans sa poche. Pas question de salir Mère Nature. Il s'approcha lentement de Linda, qui était restée droite malgré que ses genoux semblaient danser. Elle supporta le regard de Rafael. Un instant. Il leva la main, et la frappa si fort qu'elle tomba aussitôt sur le sol, sa tête rebondissant. Sa lèvre était éclatée, et contre toute attente, elle ne se refermait pas encore, laissant le sang tâché sa peau. Il la regarda, et lui cracha dessus, le regard mauvais.

« La prochaine fois que tu prononces mon prénom, ou mon nom, ou que l'idée même de ma personne t'effleure l'esprit, rappelle toi que je suis Rafael, Prince de Nicée et de Thébaïde, et que je t'emmerde. »

Au même moment, la porte s'ouvrit. Le regard d'Oskar, médusé. Sur le sol, Linda était en sang, les larmes aux yeux de par la douleur. Devant, la main de Rafael était tâchée du sang qui avait du l'éclabousser. Rafael regarda Oskar, les yeux fixes, droits. Oskar lui rendit un regard, pourtant moins assuré.

« Linda... Qu'est-ce que tu lui as dis pour... » Rafael sortit un nouveau paquet de clope. Linda n'avait pas vraiment les capacités, maintenant, pour parler. Fallait-il préciser que sa mâchoire pendouillait mollement?
« Cette catin t'a dit qu'elle n'était qu'une hybride aux sales manières, et que tu jouais avec Ella. Pour le fun. » Rafael releva un peu le nez. « Occupe toi de tes chiennes, Oskar. Je déteste me salir les mains. Si tu croises ma soeur, dis-lui de ne pas trop traîner, et de rentrer avec Jonas. Merci. »

Rafael tourna le dos et partit, sans un mot de plus. Sa main toujours serrée, il aurait pu la tuer, vraiment. Juste pour le plaisir. Oskar la regarda, lui, toujours à la porte. Elle le regardait, un peu honteuse d'être découverte. Sa peau déjà se reformait, mais ça n'avait rien de beau à voir. Les larmes aux yeux, Linda ressemblait à une enfant. Elle était blonde, aussi. Oskar secoua la tête, et souffla :

« Linda, tu me déçois. Être tombée si bas... »

Et il referma la porte sans plus un mot. Oskar n'était pas violent. La classe, ça lui importait plus. Par habitude, vexé, il ignorait totalement la personne. Pour l'énerver. Pour ne pas avoir à la supporter, à l'avoir sous les yeux. Une fois la porte refermée, il se gratta la tête. Le regard de Johann était sur lui. Le bipolaire avait abandonné Nora au buffet, un instant. La main lourde de Johann se posa sur son épaule. Un instant, Oskar cru qu'il allait le tuer. Vraiment.

« Oskar. Prends l'avantage. »

… prendre... quoi? Johann tourna le dos et repartit vers Nora, avec un tout autre visage. Ça l'étonnera toujours. Le fils de Loki regarda Khôma, qui regarda à son tour l'escalier. Bon. Mission impossible : prendre l'avantage... euh. Non. Se rattraper. Stupide Johann. Oskar s'avança calmement, entre les invités. Pas question de faire tout un cinéma. Il avança tranquillement, et arrivait en bas des marches, releva le nez. Landres. Oh, pas question d'être jaloux ou plein d'animosité. Oskar resta tout à fait neutre, et monta doucement les marches, d'un calme plat. Il passa à côté de Landres, sans un mot, puis deux marches plus loin s'arrêta, et eut un sourire sincère et bref :

« Merci Landres. »

Rien à dire de plus, Oskar tourna aussitôt le dos et se dirigea, comme il savait le faire, vers la chambre d'Ella. Approche calme, discrète. Bref, approche d'un Oskar qui doit se faire pardonner. Il s'arrêta à la porte, fermée, et toqua un peu. Soufflant auprès de la porte :

« Ella... Je peux entrer? »

De toute façon, même si elle ne dit pas oui, il entrera tôt ou tard. Ou alors il campera à la porte. Jusqu'à qu'elle ouvre. Il faudra bien qu'elle ouvre.

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Re: Pretty on the inside.

le Mer 5 Mai - 23:24
Elle était là sur son lit et la porte était refermée sur le monde, mais pas fermée à clé. Comme si elle avait voulu que quelqu'un vienne forcer sa tour d'ivoire et lui prouver quelque chose. Elle avait oublié Landres et sa douceur, lui préférant le moelleux de son oreiller, et c'est un regard noir qu'elle avait pour toutes les étoiles du ciel. Quelque part elles aussi lui renvoyaient une image imparfaite d'elle même.
Les choses étaient si simples, si faciles. Si douloureuse. Cela pouvait semblait puéril mais à cet instant elle aurait voulu que ce soit son père qui entre, son unique chevalier blanc. Celui qui ne trahissait jamais, qui ne laissait jamais douter de rien. Ce lui qui aimait tendrement, inconditionnellement... purement. Avec lui, ce héros qu'elle admirait et que petite elle aurait voulu épouser comme toutes les petites filles, elle n'avait pas de craintes, pas de doutes.
Son père ne faisait jamais rien de travers, il semblait si parfait. Ca n'empêchait pourtant pas sa mère de lancer des regards noirs aux femmes qui elles aussi trouvaient Kirill Orlov un peu trop parfait, mais Ella n'avait jamais lu sur le visage de sa mère le moindre doute. Et cela, elle le lui enviait.

Les larmes avaient coulé comme un mauvais venin d'une plaie et ça avait fait plus de bien que de frapper. Elle détestait perdre le contrôle, parce que c'était perdre tout simplement. Ca n'était arrivé qu'une ou deux fois... toujours avec cette Linda d'ailleurs. Les bras nus elle tremblait un peu dans son lit, comme de froid mais ce n'était pas ça. C'était autre chose. Et là dans son lit, têtue, et trop fière sans doute, elle résolue qu'il faudrait grandir et être moins naïve. Elle ne voulait pas s'effondrer quand Oskar en épouserait une autre, ou quand il romprait tout simplement, pour une raison ou une autre d'ailleurs. Elle dessinait dans sa tête les mille façons qu'ils auraient de se séparer, parfois c'était même de sa faute à elle, mais chaque fois elle s'imaginait en sortir indemne et c'était mieux ainsi. Quand on aime trop on souffre trop. Mais en matière d'amour Ella ne progresse qu'à petits pas, très petits pas hésitants. Elle n'a même encore jamais dit je t'aime, sauf à son père bien sûr. Et à sa mère. Pourtant elle sait bien que c'est ça qu'elle a au fond du coeur quand Oskar apparaît sortant de la forêt, où qu'il l'attend quelque part. L'endroit n'a pas d'importance. C'est ce qu'elle a au fond du coeur qui l'est. Et quelque part, elle finit par se braquer contre cette perle rare qu'elle ne veut pas donner de peur d'avoir très mal.
Etait-ce donc ça la solution? Reculer? Fuir? Non, elle ne voulait pas fuir, elle voulait que les choses restent simples. Elle voulait simplement chasser le doute après que cette blondasse de Linda lui ait enfoncer le fruit de l'Arbre de la Connaissance dans la bouche sans même lui demander son avis.
Il y avait beaucoup de monde qu'Ella énervait, mais dans le fond elle ne faisait vraiment de mal à personne. Quelques coeurs brisés c'était vrai, et son père qui s'était souvent fâché mais plus depuis quelque temps.

Elle se retourna dans son lit, ne supportant plus la vue des étoiles. En face d'elle, une de ses plus jolies robes se balançait sur un cintre, c'était son grand père qui la lui avait offerte. Elle sourit à quelques souvenirs agréables qui essayaient de chasser la langue de vipère de Linda mais finalement elle entendit frapper à la porte:

« Landres? », demanda-t-elle en se redressant un peu. Elle n'avait plus envie d'être si seule. A être trop seul on se torture pour rien. Elle se demandait comment Sasha et Lev pouvaient apprécier la solitude à ce point.
« Ella... Je peux entrer? »

Non pas Landres. Elle se laissa retomber sur son oreiller, tournant le dos à la porte. Elle préférait que ce soit Oskar bien sûr mais elle était partagée. Son coeur se serra un peu plus mais elle ne pleura plus. Elle ne voulait pas qu'on la vît pleurer et surtout pas Oskar. Est-ce que ce n'était pas assez qu'il ait vu cette traînée de Linda l'insulter et la briser. Et il n'avait rien dit d'ailleurs. Pourquoi? Avait-elle mal agit à un moment ou un autre ou était-elle effectivement, comme l'avait dit Linda, un petit jouet princier. Inconsciemment parce qu'elle avait besoin d'être rassurée et besoin d'enrager encore un peu plus, elle apportait de l'eau au moulin de Linda et s'abreuver aux âneries qu'elle avait dites. Après tout c'était vrai... qu'avait-elle de plus que Linda qui soit enviable pour un mariage? Ella soupira.

« Tu fais ce que tu veux Oskar. », répondit-elle au bout d'un triste soupir.

Elle était si mauvaise dans ces moments là. Une larme lui roula sur la joue. Elle s'en offusqua et la cacha bien vite. Elle ne voulait pas qu'il voit à quel point elle pouvait être fragile. Une hybride hein... juste une hybride. Elle détestait ce mot et ça la rendait détestable elle. Soit. Elle ne lui dirait pas tout ça de toute façon. Elle ne se retournerait pas si il entrait et elle ne pleurerait pas s'il n'entrait pas. Elle se le jurait.
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Re: Pretty on the inside.

le Jeu 6 Mai - 0:11


Un instant, il frappa à la porte. La voix de la princesse sonna dans son crâne, mais il hésita. Vraiment. Juste un infime instant. Car ce n'était pas son prénom.... pas le sien, à lui. Il fronça légèrement les sourcils, mais se détendit. C'est normal... Il était normal qu'elle pense à lui. Landres avait été le premier... Le premier.

« Landres? »
« Ella... Je peux entrer? »

Silence. Bien sûr. Un instant, Oskar se demande s'il ne devrait pas éclater en sanglot, lui demandait mille pardon, mais... ça ne rachèterait pas sa conduite. Rien. Alors il se tait, tout simplement, attends. Comme un chiot qui attends, qui gratterait presque à la porte de son maître pour entrer. Linda avait menti. Oskar avait toujours aimé Ella, vraiment. Linda avait été une femme qu'il avait aimé, car il était jeune, dans le flot de ses émotions, et qu'il n'en fallait pas beaucoup à un jeune lycan pour soulever la plus infime de ses parties. Il s'était pris au piège, avait rougi comme une pucelle et avait rendu ce qu'elle lui avait donné, dans un accord silencieux. Mais ça n'avait jamais été que physique entre eux. Rien de plus. Plus, ça aurait été une trahison. Ça n'aurait pas été sincère, ni long de toute façon. Oskar resta un instant derrière cette porte, eut une courte réflexion, et avant même qu'il ne décide de faire quoi que ce soit, la voix d'Ella résonnait à nouveau dans son crâne.

« Tu fais ce que tu veux Oskar. »

Il resta un instant silencieux, très court, et finalement ouvrit la porte, entra dans la pièce, et la referma derrière lui. Ils étaient seuls, et personne ne viendrait. Il resta un instant à la porte, et s'avança calmement au travers de la pièce. La belle Ella était là, sur le lit, allongée, les cheveux éparpillés en une couronne d'or autour de sa tête. Si belle. Si douce, la petite enfant. Il se posa sur le lit, assit, et sa main alla directement dans les cheveux, les effleurant tout d'abord, puis les touchant réellement. Il était propre. Ses mains étaient propres. Oskar était quelqu'un de délicat, toujours très propre, et sans doute ne serait-il jamais fait pour la guerre, car il avait en horreur les choses dégoûtantes. Ce n'était pas être « nunuche », mais tout simplement qu'il détestait les souillures, diverses et variées. Il soupira, du bout des lèvres, et murmura, comme il ne voulait qu'il n'y est qu'elle qui entende :

« Ella, je suis désolé.. j'aurais du faire quelque chose, mais... Sur le moment, je n'ai pas compris, et Sindri m'a serré le bras, j'étais un peu perdu tu sais. Je ne pensais que Linda vienne jusqu'ici, alors qu'il y a bien longtemps que je ne l'avais pas vu. » Il fronça un peu les sourcils, mais se détendit à nouveau, soupirant. « Je te pries de me croire. J'avais pensé que cette soirée serait idéale pour officialiser tout ça, mais on me prends toujours de court. Si je le dis maintenant, on pourrait croire que j'en fais exprès, que c'est juste pour me rattraper d'une faute que j'aurais commise. Mais si je ne le dis pas, alors je le regretterais, et tu me haïras davantage. Alors soit, je vais le dire. » Il retira doucement sa main, ses lunettes. Il était beau, avec juste un rayon pour éclairer ses yeux clairs. « Je t'aime, Ella. »

Au moins, c'était dit. Clair et net, précis. Il la regardait, sincère, pas heureux, pas de sourire. Juste sincère.

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Re: Pretty on the inside.

le Jeu 6 Mai - 0:46
Elle entendit la porte s'ouvrir mais ne broncha pas. Voilà qu'elle était en colère maintenant, on aurait presque pu dire lunatique mais non. Elle essayait simplement de se tenir à quelque chose de stable, quelque chose de sûr. Mais elle ne lui dit rien du tout. Elle le laissa venir sans se retourner. Ses yeux uniquement pour le ciel noir perlé de diamants blancs. Elle le laissa toucher ses cheveux comme il faisait toujours mais elle ne lui offrit pas ce regard, celui qu'elle ne lui donnait rien qu'à lui et qui était plus doux qu'une caresse. Ce regard qui signifiait qu'elle était heureuse rien que parce qu'il était là près d'elle. Non. Pas de ça. Elle n'était pas heureuse là tout de suite. Ella était changeante, diablement vivante, et elle était entière. Elle ne pouvait pas dire, que dans l'ensemble elle était heureuse parce que précisément à ce moment là elle était triste à en mourir et parce qu'il n'y avait que l'instant présent qui comptait pour elle, du haut de ses 17 ans.

« Ella, je suis désolé.. j'aurais du faire quelque chose, mais...
« ... mais tu n'as rien fait. Rien dit. »
« Sur le moment, je n'ai pas compris, et Sindri m'a serré le bras, j'étais un peu perdu tu sais. Je ne pensais que Linda vienne jusqu'ici, alors qu'il y a bien longtemps que je ne l'avais pas vu. »

Etait-il vraiment si naïf? Les garçons le sont souvent plus que les filles. Mais elle avait du mal à le croire. Comment tout simplement?

« Elle reviendra toujours jusqu'à ce qu'elle t'ait Oskar. Elle n'a pas tords de toute façon. Son lignage est plus pur que le mien alors... » , elle fronça les sourcils pestant pour elle même et se sentit soudain l'envie de le pousser à partir pour de bon. Juste pour ne plus avoir ce poids sur le coeur qui lui rappelait à quel point elle n'était pas parfaite, intouchable, increvable. Soudain il lui vient une idée ridicule mais fort déplaisante ...Oskar?... depuis longtemps, qu'est-ce que tu veux dire?

Enfin ça restait une idée ridicule elle en avait conscience. Son prince à elle et cette fille de rien qui n'avait aucune classe, aucun charme autre que son immense paires de sein et ses boucles blondes. Un joli visage aussi c'était vrai, mais le rouge sur les lèvres étaient souvent du plus mauvais effet. Du moins c'était ce qu'Ella se disait pour se consoler. Elle n'avait aucun complexe pour sa part mais quand elle doutait de tout comme ça, il arrivait qu'elle se trouve laide, ou moins jolie. Ca ne durait jamais bien longtemps fort heureusement.

« Je te pries de me croire. J'avais pensé que cette soirée serait idéale pour officialiser tout ça, mais on me prends toujours de court. Si je le dis maintenant, on pourrait croire que j'en fais exprès, que c'est juste pour me rattraper d'une faute que j'aurais commise. Mais si je ne le dis pas, alors je le regretterais, et tu me haïras davantage. Alors soit, je vais le dire. »
« Dire quoi? », demanda-t-elle un peu à bout de patience. Elle se retourna pour ficher ses beaux yeux vairons dans les siens. Un disque d'ambre et un disque de cristal, le soleil et la lune en somme, le feu et la noblesse. Pourquoi tant de longues phrases alors qu'elle n'était pas d'humeur? Qu'avait-il à dire qui puisse...

« Je t'aime, Ella. »

Elle resta interdite un instant, son petit air encourroucé s'attardant sur son joli visage. Puis elle assimila ce qu'il venait de dire et si sa main trembla un rien, son expression ne changea pas. Ces mots là étaient comme le cadeau qu'elle avait toujours voulu et pourtant elle n'arrivait pas à être vraiment contente. Serait-elle éternellement insatisfaite? Pourquoi d'ailleurs? Elle ouvrit la bouche pour dire ce que l'on disait dans ces cas là mais elle se ravisa. Ce n'était pas le moment. Pas quand elle doutait comme ça, ç'aurait presque été mentir que de dire je t'aime, alors qu'elle avait toujours si peur. Elle l'aimait pour sûr mais elle n'avait pas confiance en elle là tout de suite. L'image de Linda continuer de lui flotter devant les yeux, et elle regardait Oskar pour enfin dire:

« Pourquoi? »

C'était sans doute la réponse la plus incongrue à un je t'aime, quoique dans un sens merci eût été pire. Mais elle était sérieuse. Pourquoi l'aimait-il? Etait-ce parce qu'elle avait partagé son goûter avec lui petite? Parce qu'elle était jolie? Parce qu'il fallait le lui dire maintenant pour faire passer la pillule? Pourquoi oui?

« Et pourquoi tu la laisses me rabaisser comme ça si tu m'aimes? D'accord c'est vrai que j'ai mes frères, mais si quelqu'un t'insulter je... je le tuerai. Je ne laisserai pas faire. Alors pourquoi? Est-ce que je ne suis que... Est-ce que je ne suis pas... »

...assez bien? ... qu'une hybride? Non ces mots là ne pouvaient même pas franchir ses lèvres tellement elle s'étouffait avec. Elle serait les dents. Non ce n'était pas encore le moment pour elle.
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Re: Pretty on the inside.

le Jeu 6 Mai - 2:00


« Je te pries de me croire. J'avais pensé que cette soirée serait idéale pour officialiser tout ça, mais on me prends toujours de court. Si je le dis maintenant, on pourrait croire que j'en fais exprès, que c'est juste pour me rattraper d'une faute que j'aurais commise. Mais si je ne le dis pas, alors je le regretterais, et tu me haïras davantage. Alors soit, je vais le dire. »
« Dire quoi? » Inspiré. Stabilisation. Tu peux le faire. Tu pourrais même le crier, fort. Très fort.
« Je t'aime, Ella. »

Soupire, ce n'était qu'un murmure, un aveu. Il sourit, comme un enfant qui avoue son forfait, son petit crime. C'est ridicule, mais il se sent soulagé alors. Il l'a dit. Enfin. Il aurait du lui dire demain, avec tout le cortège solennel, mais il ne pouvait pas se risquer à un non. Ça aurait été la fin de sa vie, de son petit coeur, et sans doute aurait il choisi de fonder sa meute et ce, seul, sans femelle. S'il n'avait pas Ella, il n'en aurait aucune autre. C'était trop dur de s'être modeler à son grès, pour finalement être rejeté comme une vulgaire chaussette. Vraiment trop douloureux. Quoi qu'elle réponde maintenant, qu'elle le gifle, ça ne changerait rien. Il mourrait moins con.

« Pourquoi? »

Il eut un petit rire, un peu bête, et eut un sourire ensuite. Pourquoi? Oui, sans doute que c'était assez incongru. Il haussa les épaules. Il n'allait pas sortir le truc bateau du « je t'ai toujours aimé Ella, depuis que je suis tout petit ». Pas hypocrite, réaliste, mais aucune originalité. C'était ridicule. Elle le giflerait à coup sûr. Si il l'avait réellement aimé depuis tout ce temps, aurait-il gaspillé sa salive dans d'autres bouches? Il était une ruche à miel, et les abeilles ne manquaient pas de se le rappeler. Il avait été frivole, avec l'âge. En tant que garçon, et fils d'un Don Juan, il avait vite fait sa réputation. C'était triste. Il s'était lui même enfermé dans ce rôle là.

« Et pourquoi tu la laisses me rabaisser comme ça si tu m'aimes? » Il baissa les yeux et rougi, comme il avait honte et se rendait compte de combien il avait été nul. « D'accord c'est vrai que j'ai mes frères, mais si quelqu'un t'insulter je... je le tuerai. Je ne laisserai pas faire. Alors pourquoi? Est-ce que je ne suis que... Est-ce que je ne suis pas... » Il releva la tête et sursauta :
« Non! Non, tu es parfaite Ella! » Sans le faire exprès, il avait effleuré sa joue, mais s'était ravisé. « J'ai été nul, vraiment nul. Mais tout était si étrange, comme si... Tu n'avais pas besoin de moi. » Il se frappa, gronda contre lui. « Je sais que c'est con, ridicule, que c'est pas une excuse, mais quand je t'ai vu la maîtrisé, être si forte, bordel, j'me suis dis : est-ce qu'elle a vraiment besoin d'un prince? J'veux dire, j'ai... rah, bordel, ça va faire cliché. Je vais m'en vouloir. Je t'ai toujours aimé, j'ai toujours grandi pour te compléter. Petit, je détestais me brosser les cheveux, mais pour toi j'allais même quémander à ma mère, jusqu'à l'embêter pour qu'elle me coiffe. J'ai appris à faire mes lacets avant tout le monde pour faire le grand. Même les lunettes, c'était juste car ça me donnait un air supérieur. J'ai toujours tout fait, et y a eut Landres. Je lui en veux pas, je comprends, mais rien qu'à imaginer que... ah. » Il se frotta les tempes. Il parlait trop. « Ça me fout en boule, mais alors d'une puissance... » Il soupira, finalement, dépité de lui même. « J'ai jamais été vraiment doué en amour. J'ai toujours attendu que tu fasses un pas. Que les filles fassent un pas. J'suis pas fort comme Landres, ni intelligent comme mon père, ou parfait comme le tien. J'suis juste Oskar, et ça me coûte d'être juste ça. Alors j'me suis dis jusqu'à maintenant que si je devenais utile, que si je gagnais demain, peut être que ça serait mieux, et que tu m'aimerais, tu vois. Vraiment, je veux dire. Pas juste comme les autres. Alors forcément, quand j'avais pris ma décision, Linda débarque, c'est la pagaille, et tout me file entre les doigts, alors... ouais. J'suis vraiment qu'un naze. »

Oskar faisait cette tête qui aurait pu passer pour celle d'un chiot battu. La chose était qu'à ce moment, il se trouvait réellement pitoyable.

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Re: Pretty on the inside.

le Jeu 6 Mai - 23:09
Elle avait ce regard fort et sans appel pourtant quand un instant elle montrait un visage plus honnête, plein de doute, sa main tremblait et elle sentit les larmes monter tout d'un coup. Elle ne voulait pas mais une larme, une seule lui échappa, le reste elle le ravala fièrement. Pas assez bien pour lui, peut-être, mais elle voulait qu'il fasse semblant. Qu'il ferme les yeux. Seulement lui. Les autres elle s'en moquait pour l'instant. Elle le regardait comme on regarde un Dieu impitoyable et qu'on implore son amour. Seth sans doute aurait été impitoyable pour elle. Parfois dans ses cauchemars, quand ses peurs d'enfant remontaient à la surface - et je ne parle pas de l'egregor - elle imaginait Seth la renier. Sans doute qu'il l'aurait fait. Mais elle préférait ne pas y penser. Parfois pour se consoler, elle se disait qu'elle était bien assez jolie pour qu'on l'aime pour rien, sans raison, pour qu'on oublie qu'elle n'était tout à fait la princesse qu'elle aurait du. Une fois son père le lui avait dit "ce n'est pas digne d'une princesse". Ca avait été la seule fois de toute son existence où elle s'était remis en question. Mais son père ne parlait alors pas de sang, lui qui était si parfait et si tolérant, il parlait simplement de comportement et cela, elle pouvait encore le changer. A volonté ou presque.

Elle aurait voulu que la main d'Oskar s'attarde sur sa joue. Qu'il l'attire contre lui parce qu'elle savait très bien qu'elle n'irait pas dans ses bras d'elle même. Seth savait qu'elle en mourrait pourtant d'envie. Mais elle était trop fière, même quand sa lui coûtait autant. Tu es parfaite, les mots étaient comme un baume, mais l'égratignure ne pouvait pas partir comme ça. Elle eut une petite tentative de sourire, quelque chose de léger mais de sincère.

« J'ai été nul, vraiment nul. »
« Très en effet. » , appuya-t-elle d'une voix un peu étranglée. Elle n'allait pas le lui céder.
« Mais tout était si étrange, comme si... Tu n'avais pas besoin de moi. » Elle fronça les sourcils. Comment ça pas besoin de toi? « Je sais que c'est con, ridicule, que c'est pas une excuse, mais quand je t'ai vu la maîtrisé, être si forte, bordel, j'me suis dis : est-ce qu'elle a vraiment besoin d'un prince? »

Elle le regardait, presque abasourdie mais toujours pas radoucie. Il lui faudrait un petit peu de temps et en l'entendant parler ainsi, elle avait la peur au ventre. La peur qu'il se serve de ça comme une excuse pour la plaquer. Et l'envie de pleurer ne l'aidait pas à s'apaiser, bien au contraire. Elle se sentait en colère contre elle même d'être aussi seule.

« Non. J'ai pas besoin d'un prince. », commença-t-elle sans chercher plus que ça à rassurer qui que ce soit. Il lui faisait peur alors elle lui faisiat peur en retour tout en sachant bien au fond d'elle qu'il ne l'avait pas fait exprès. Tout en sachant bien que c'était juste la langue de vipère de Linda qui continuait de la travailler au coeur, Je n'ai pas besoin d'un prince Oskar. J'ai besoin de quelqu'un qui m'aime, telle que je suis. Ca m'est égal que tu sois prince, ou que tu sois pur, ou que tu sois le fils de Loki tu sais. Je sais que je suis quelqu'un de très superficiel, et que l'apparence compte énormément pour moi, mais c'est pas tout ce que je veux. Je veux quelqu'un qui me serre dans ses bras en me disant qu'il sera toujours toujours là. Je l'ai maîtrisée parce que je n'ai pas eu d'autre choix. Bien sûr que je suis capable de me défendre toute seule mais seulement j'ai horreur de ça. Horreur de perdre un instant le contrôle, surtout face à cette... cette conne. Je ne sais pas pourquoi elle s'accroche comme ça à mon prince à moi. Il y en a tellement d'autres. Il y en a même de son âge. Qu'est-ce qu'elle te veut à toi? Je te jure quand elle dit mon Oskar, j'ai envie de l'étrangler. De quel droit? Sous prétexte qu'elle est plus pure je devrais...

Elle grogna, fermant les yeux pour chasser la colère qui sourdait à l'intérieur. Après tout ça n'était pas la faute d'Oskar. Ce n'était pas vraiment à lui qu'elle en voulait.

« J'ai horreur de me donner en spectacle. Ce n'est vraiment pas digne d'une princesse. »
« Rah, bordel, ça va faire cliché. Je vais m'en vouloir. Je t'ai toujours aimé, j'ai toujours grandi pour te compléter. Petit, je détestais me brosser les cheveux, mais pour toi j'allais même quémander à ma mère, jusqu'à l'embêter pour qu'elle me coiffe. , et comme elle les aimait ses cheveux toujours impeccables. Elle aimait y glisser ses doigts. Même petite, elle l'avait toujours fait, et elle lui avait toujours dit qu'il avait de très beaux cheveux, J'ai appris à faire mes lacets avant tout le monde pour faire le grand., et elle avait été admirative parce que jusqu'alors personne n'avait jamais appris quelque choses avant Mishka. Elle avait mit beaucoup plus longtemps à apprendre à faire ses lacets, sans doute parce qu'elle trouvait toujours un amoureux pour les lui faire, Même les lunettes, c'était juste car ça me donnait un air supérieur. J'ai toujours tout fait, et y a eut Landres.
« Landres? » , pourquoi parlait-il de Landres? Elle ne croyait pas être jamais sortie avec lui.

Lazarus a un certain moment elle n'aurait pas dit non mais Landres?!! D'où sortait-il un truc pareil.

« Mais pourquoi Landres. Il s'est jamais rien passé avec Landres. »
« Je lui en veux pas, je comprends, mais rien qu'à imaginer que... ah. Ça me fout en boule, mais alors d'une puissance... J'ai jamais été vraiment doué en amour. J'ai toujours attendu que tu fasses un pas. Que les filles fassent un pas.
« Mais je l'ai fait ce pas Oskar je... je ne sais même pas combien de fois je t'ai embrassé sur la bouche avant qu'il n'y ai vraiment quelque chose. », elle rit un peu amusé de repenser à ça, « et toutes les fois où je tirais les cheveux des autres petites filles parce que tu jouais avec elles aussi. Et quand je me ridiculise avec cette blondasse c'est encore à cause de toi tout ça...», mais ça n'avait rien d'un reproche. Ca sonnait doux comme le je t'aime qu'elle ne disait toujours pas.
« J'suis pas fort comme Landres, ni intelligent comme mon père, ou parfait comme le tien. J'suis juste Oskar, et ça me coûte d'être juste ça. Alors j'me suis dis jusqu'à maintenant que si je devenais utile, que si je gagnais demain, peut être que ça serait mieux, et que tu m'aimerais, tu vois. Vraiment, je veux dire. Pas juste comme les autres. Alors forcément, quand j'avais pris ma décision, Linda débarque, c'est la pagaille, et tout me file entre les doigts, alors... ouais. J'suis vraiment qu'un naze. »
« Mais je... »

Elle avait toujours peur de le dire. Sans doute le dirait-elle puisqu'elle le pensait. Mais là tout suite elle ne dit rien.

« Pour moi tu n'as jamais été "juste Oskar" ... », elle rougissait presque mais reprit, « Tu sais... tu n'as pas besoin de faire tout ça, d'être différent juste pour me plaire. Je... je ne suis pas à ce point capricieuse je... j'ai... sois juste toi. », elle lui prit doucement la main, et il lui semblait qu'elle avait trop pleurer et que ses yeux lui brûlaient... « Tu me plais tel que tu es. Plus que les autres. »

Tant de mots qui ne disaient toujours pas le bon mot. Celui qu'elle avait dans le coeur.
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le Ven 7 Mai - 15:39


« J'ai été nul, vraiment nul. »
« Très en effet. » Il roula des yeux. A lui dire comme ça, on aurait dit Loki, quand il sifflait encore et pestait des bêtises de Jonas… Il n’avait pas besoin de ça. Pas maintenant.
« Mais tout était si étrange, comme si... Tu n'avais pas besoin de moi. Je sais que c'est con, ridicule, que c'est pas une excuse, mais quand je t'ai vu la maîtrisé, être si forte, bordel, j'me suis dis : est-ce qu'elle a vraiment besoin d'un prince? »

Elle le regardait avec une étrange chose au fond de l’œil. Lui, en retour, ne comprenait pas. Ce qu’il disait avec du sens, et pourtant, elle semblait s’en méfier. Ne voyait-elle pas la détresse qui l’animait, et toutes ces choses qui le torturaient de l’intérieur, lui donnant une gerbe horrible qui ne viendrait jamais ? mal au cœur. C’était ça, l’étrange maladie.

« Non. J'ai pas besoin d'un prince. » Et ça lui brisa le cœur. Il la regarda, avec sur le visage un mélange d’incompréhension et de douleur. Etait-elle donc ainsi, sa petite reine ? froide et cruelle derrière ses beaux yeux couleur de glace ? Un moment, son cœur rata un battement. Alors c’était ça, elle n’avait juste besoin que d’un chien à la Landres, ce bon petit père qui rampe à vos pieds, pas d’un fier chevalier qui tient la main de la belle et l’aide à descendre du carrosse ? Soit ! Lui qui avait toujours cru qu’elle était fragile ne répondit pas. Un instant plus tard, il fronçait les sourcils, agacé. Pas de prince, pas de prince. Mais pour qui elle se prenait ? « Je n'ai pas besoin d'un prince Oskar. J'ai besoin de quelqu'un qui m'aime, telle que je suis. Ca m'est égal que tu sois prince, ou que tu sois pur, ou que tu sois le fils de Loki tu sais. Je sais que je suis quelqu'un de très superficiel, et que l'apparence compte énormément pour moi, mais c'est pas tout ce que je veux. Je veux quelqu'un qui me serre dans ses bras en me disant qu'il sera toujours là. Je l'ai maîtrisée parce que je n'ai pas eu d'autre choix. Bien sûr que je suis capable de me défendre toute seule mais seulement j'ai horreur de ça. Horreur de perdre un instant le contrôle, surtout face à cette... cette conne. Je ne sais pas pourquoi elle s'accroche comme ça à mon prince à moi. Il y en a tellement d'autres. Il y en a même de son âge. Qu'est-ce qu'elle te veut à toi? Je te jure quand elle dit mon Oskar, j'ai envie de l'étrangler. De quel droit? Sous prétexte qu'elle est plus pure je devrais... » Le jeune homme se détendit tout d’un coup, il roula des yeux.
« Personne n’a dit que tu étais moins bien qu’elle, Ella, ni même que tu devais te taire. Linda ne t’arrive pas à la cheville, et tu le sais très bien. A trop écouter les vipères, la colombe ne se voit pas blanche. »

Encore un vieux proverbe de quelques régions asiatiques. Sans doute.
Et quelque part, plus profond, encore plus qu’il n’était possible pour un mot de pénétrer, quelque chose s’alluma. ‘mon prince à moi’. Si seulement elle savait comme il n’appartenait qu’à elle de le manipuler. Au moindre petit sanglot, à la moindre mimique, le prince serait venu pour sa princesse. Où que ce soit, et à n’importe quel moment de la journée. Sa vie était elle. Il l’avait toujours su, et l’avait même bâti autour.

« J'ai horreur de me donner en spectacle. Ce n'est vraiment pas digne d'une princesse. »
« Rah, bordel, ça va faire cliché. Je vais m'en vouloir. Je t'ai toujours aimé, j'ai toujours grandi pour te compléter. Petit, je détestais me brosser les cheveux, mais pour toi j'allais même quémander à ma mère, jusqu'à l'embêter pour qu'elle me coiffe. J'ai appris à faire mes lacets avant tout le monde pour faire le grand Même les lunettes, c'était juste car ça me donnait un air supérieur. J'ai toujours tout fait, et y a eut Landres. »
« Landres? »
« Ouais, Landres. » Ton acide, pas question de se taire maintenant.
Mais pourquoi Landres. Il s'est jamais rien passé avec Landres. » Il n’écoutait pas. Il n’écoutait plus. L’image de Landres dans les escaliers…
« Je lui en veux pas, je comprends, mais rien qu'à imaginer que... ah. Ça me fout en boule, mais alors d'une puissance... J'ai jamais été vraiment doué en amour. J'ai toujours attendu que tu fasses un pas. Que les filles fassent un pas. »
« Mais je l'ai fait ce pas Oskar je... je ne sais même pas combien de fois je t'ai embrassé sur la bouche avant qu'il n'y ai vraiment quelque chose. Et toutes les fois où je tirais les cheveux des autres petites filles parce que tu jouais avec elles aussi. Et quand je me ridiculise avec cette blondasse c'est encore à cause de toi tout ça...» Il la regarda, un instant. Il était rouge, un peu. Il rougissait pour la première fois, ou comme toutes ses fois où elle avait posé ses lèvres sur lui, son regard, pour la première fois. Loki venait du Nord. Il n’avait vu Ella que pour ses cinq ans, mais de cette rencontre soudaine, il en gardait le meilleur des souvenirs. C’était le plus beau moment de sa vie. Là où elle avait vraiment commencé.
« Je pensais que… ‘fin, tu vois, que c’était juste un jeu pour toi… une sorte de passe-temps, avant d’aller voir, mh… ouais. ‘fin, bref. » Il posa sa main sur ses yeux, se cachant. Ridicule, ridicule. D’une voix plus basse, il reprit : « J'suis pas fort comme Landres, ni intelligent comme mon père, ou parfait comme le tien. J'suis juste Oskar, et ça me coûte d'être juste ça. Alors j'me suis dis jusqu'à maintenant que si je devenais utile, que si je gagnais demain, peut être que ça serait mieux, et que tu m'aimerais, tu vois. Vraiment, je veux dire. Pas juste comme les autres. Alors forcément, quand j'avais pris ma décision, Linda débarque, c'est la pagaille, et tout me file entre les doigts, alors... ouais. J'suis vraiment qu'un naze. »
« Mais je... »

Il dégagea un peu sa main de devant ses yeux, la regarda. Elle… ?

« Pour moi tu n'as jamais été "juste Oskar" ... Tu sais... tu n'as pas besoin de faire tout ça, d'être différent juste pour me plaire. Je... je ne suis pas à ce point capricieuse je... j'ai... sois juste toi. Tu me plais tel que tu es. Plus que les autres. » Il rougit davantage, encore. Si ça continuait, il serait un Sindri après le bisou enfantin sur la joue d’une Sasha aventurière. Il attendit, un instant, et baissa un peu la tête.
« Dis comme ça, Ella, tu pourrais me faire croire que tu m’aimes, tu sais, et… et c’est mauvais pour ma santé, de me faire de fausse joie. Je suis pas très… mh, joueur. »

Comme il disait cela, il avait relevé la tête, un peu. Le visage droit, anguleux mais fier, ce visage doux et fort à la fois. Chez les De Sophène, les hommes étaient grands et forts. Loki, lui, était plus petit et gringalet. Oskar, tout comme Johann, avait hérité des deux, aussi il avait une grande taille pour un corps large, mais fin à la fois. Une sorte de brindille avec du muscle tout de même. Rien d’exagérer, mais juste assez pour plaire. Et comme une brindille se plie au souffle du vent, en la regardant comme ça, Oskar se pencha juste un peu. Sa main tout d’abord, comme la prolongation d’un épis, alla se perdre sur sa joue tout d’abord, très lentement pour ne pas la brusquer, et épousa le rebondis de sa joue, avant de glisser lentement vers sa gorge. Au même moment, l’épine dorsale du prince devenait cercle, comme il approchait lentement du visage de la jeune fille. Les yeux grands ouverts, il observait silencieusement, avançait encore avec une lenteur quelque peu dérangeante – mais il était prudent comme le sont les Lassithi – et finalement, déposa ses lèvres sur la commissure des lèvres de la blonde. Quelques secondes, à peine. S’en décolla, mais il ne fut pas longtemps avant que cette fois-ci, il posa réellement sa bouche sur la sienne, et l’embrasse chastement, les yeux ouverts pour la voir, elle.


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Re: Pretty on the inside.

le Ven 7 Mai - 23:01
Ils avaient tout deux un caractère fort. Peut-être un peu trop mais c'était comme ça qu'ils s'aimaient. Ella n'aurait jamais pu aimer Landres, précisément pour ça. Parce qu'il était trop doux, trop inhibé, incapable de retenir son regard à elle. Oskar était doux lui aussi. Il l'était avec elle en tout cas. Et elle aimait qu'il le soit. Comme elle lui dévoilait ce qu'elle avait sur le coeur, elle le regardait. Elle le détaillait. Elle en était amoureuse ça ne faisait pas de doute. Elle en avait bien conscience et même si ça pouvait lui faire un peu peur, elle était prête à franchir le pas. Pour pas grand chose. Rien que pour ses beaux yeux à lui. Juste pour le voir rougir un peu. C'était pour elle comme un cadeau. Elle ne le prenait pas avec sadisme, loin de se réjouir de l'effet qu'elle produisait, non, ce n'était pas ça. Avec d'autres garçons oui, elle ne s'en était jamais cachée. Elle avait toujours eu plaisir à voir qu'on la regardait, ou au contraire qu'on n'osait pas la regarder. Elle n'aimait pas tous ces garçons, ce qu'elle aimait en eux c'était plus son propre succès qu'autre chose. Mais quand c'était Oskar qui rougissait, ou qui détournait le regard, là ça n'était plus la même chose. Ca lui faisait battre le coeur. Ca faisait fleurir un sourire charmé sur ses lèvres. Ca la rendait heureuse, tout simplement.

« Je pensais que… ‘fin, tu vois, que c’était juste un jeu pour toi… une sorte de passe-temps, avant d’aller voir, mh… ouais. ‘fin, bref. »

Elle eut un petit sourire un peu mal à l'aise. Oui c'était qu'elle jouait beaucoup. Elle ne lui en voulait pas de croire qu'elle faisait de même avec lui. Ca l'embêtait quelque part mais elle ne le lui reprochait pas. C'était presque normal. Elle aurait du le lui dire plus clairement. Avec toi je ne joue pas. Mais elle n'était pas si courageuse. Pas si sûre d'elle. Elle n'avait plus peur des menaces de Linda, mais s'engageait pour la vie, même si c'était le chemin qu'elle prenait à tout petit pas, ça lui faisait peur. Pour le moment. Mais sous prétexte qu'elle avait peur devait-elle le laisser douter?

« Pour moi tu n'as jamais été "juste Oskar" ... Tu sais... tu n'as pas besoin de faire tout ça, d'être différent juste pour me plaire. Je... je ne suis pas à ce point capricieuse je... j'ai... sois juste toi. Tu me plais tel que tu es. Plus que les autres. »
« Dis comme ça, Ella, tu pourrais me faire croire que tu m’aimes, tu sais, et… et c’est mauvais pour ma santé, de me faire de fausse joie. Je suis pas très… mh, joueur. »

Elle ouvrit la bouche pour ouvrir quelque chose mais à son tour elle rougissait. Une expression qu'on ne lui avait presque jamais vu d'ailleurs. Au tout premier coup de langue d'Oskar, quand elle s'était carapatée derrière son père, ne comprenant pas cette étrange émotion qui l'avait surprise. Trop petite sans doute. Et là, comme il se tenait fier devant-elle, soulignant avec tact qu'il attendait toujours quelque chose d'elle. Sous son regard elle devenait minuscule, une petite perle de rosée. Elle se penchait un peu elle aussi, désireuse de revenir à un langage qui ne lui posait pas de problème. Elle déposait volontiers son joli visage dans la main d'Oskar, comme un chat viendrait prendre une caresse pour ne pas la languir. La douceur de ses mains, celles de ses lèvres, c'était tout ce dont elle avait eu besoin. Il l'embrassait à la commissure des lèvres. Elle fermait les yeux, ses lèvres cherchant celles d'Oskar en aveugle. Et quand enfin leur bouche se rejoignirent, elle posa ses mains sur le visage de son Oskar, tout doucement. Puis elle rouvrit les yeux. Elle semblait un peu nerveuse alors mais elle gardait ce visage tant aimé entre ses mains. Elle baissa le regard puis...

« J'essaye pas de te faire croire Oskar c'est... c'est le cas. »

Mal assurée pour la première fois de sa vie, elle retourna chercher ses lèvres, comme pour se rassurer, toujours dans des baisers chastes bien qu'elle le repoussait doucement pour l'allonger dans le lit. Elle posa sa tête d'ange sur son épaule et lui prit la main, attendant son verdict. Oui elle ne l'avait toujours pas dit comme il fallait, mais elle l'avait dit à sa façon.
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Re: Pretty on the inside.

le Dim 9 Mai - 22:30


(écrit sur sakai story-gackt)

Il la regardait dans les yeux, avec des yeux qui brillent de trop en dire, ou de n'en pas dire assez. Oskar était un homme, mais il avait le coeur des loups, fragiles par endroit, sans cesse à la recherche de la lune promise. Devant lui, Ella était une lune blonde, ronde et magnifique à la fois. Elle était le seul royaume qu'il désirait, et pour elle, pour tous, il vaincrait. Tôt ou tard. Il ne vivait que pour elle, et il n'aurait pas été satisfait de mourir sans un baiser de cette bouche moqueuse et terrible, cette bouche qui le faisait souffrir de trop jouer, avec lui, avec tous.

« Pour moi tu n'as jamais été "juste Oskar" ... Tu sais... tu n'as pas besoin de faire tout ça, d'être différent juste pour me plaire. Je... je ne suis pas à ce point capricieuse je... j'ai... sois juste toi. Tu me plais tel que tu es. Plus que les autres. »
[color=darkslategray]« Dis comme ça, Ella, tu pourrais me faire croire que tu m’aimes, tu sais, et… et c’est mauvais pour ma santé, de me faire de fausse joie. Je suis pas très… mh, joueur. »

Et comme il ne l'était pas, il méritait son dû. Elle le regardait, mais elle se tu finalement, le laissant l'approcher lentement, glissant vers elle dans un mouvement félin. La main douce attira la joue, et les deux se touchant, Oskar eut un sourire au coin des lèvres, touchées au coeur. Il l'aimait tellement... il l'aimait de trop, sans doute. Il déposa sa bouche sur la commissure de la sienne, avant de l'embrasser réellement, avec tout l'amour qu'il pouvait y mettre. C'était son coeur qu'il offrait. C'était sa vie. Soit il réussissait, soit il mourrait. Pile, ou face. Comme une sorte de pari avec lui même. Une sorte de pari risqué, qui allait décidé de son avenir, de sa vie entière. C'était le choix de sa vie. C'était le moment fatidique, le seul virage qu'on ne peut pas rater. Si on le rate, on s'écrase, direct contre un mur. Violemment. La mort, peut être. Il se sent mourir sur ses lèvres, goûte au plaisir de la petite luxure, et finalement se décolle à elle, douloureusement. Il était trop bon de goûter aux lèvres de sucre d'une princesse aux airs de reine.

« J'essaye pas de te faire croire Oskar c'est... c'est le cas. »

Comme le venait quémander encore un baiser, et qu'il languissait déjà de ses lèvres, il la laissa venir, la rejoignit, l'embrasse comme on embrasse un dieu, quelque chose du genre, et goûta à nouveau au sucre du bonheur. Il se laissa faire, petite poupée flottant sur un nuage, et tomba sur le dos sur le lit, calme. Elle le rejoignit, posa sa tête sur son épaule, et par instinct, il posa sa main dans son dos, la serra contre lui, dans un signe plein de sentiment possessif. Il eut un sourire amusé, comme il était dur pour elle de lui dire ce qu'il voulait entendre, mais qu'il ne forcerait jamais à dire. Si elle l'embrassait comme elle le faisait, alors ça lui suffisait. Car il l'aimait ainsi.

« Je t'aime Ella. »

Et il ferma les yeux, serein, apaisé. Demain serait le grand jour alors.

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Re: Pretty on the inside.

le Dim 9 Mai - 23:07
Pour certains à ce moment là, Ella aurait été méconnaissable à ce moment là. Une fleur sans atour superflu. Une de ses petites fleurs blanches de prés, toute simple, celles que dessinent toujours les enfants. Elle était comme à peine posée sur les lèvres d'Oskar, c'était sa façon à elle de lui dire ces fameux trois mots qui lui faisaient tellement peur. Un jour elle les lui dirait, et elle ne s'arrêterait plus de les lui dire mais pour l'instant il devrait lui pardonner. A cet instant même, comme elle se disait qu'elle devait mériter la patience d'Oskar, quelque chose changea en elle. Elle se sentit plus résolue, pas moins terrifiée à l'idée de prendre se tournant irréversible, mais fermement résolue. Elle serrait la main d'Oskar dans la sienne, contre son petit coeur.
Elle aimait se sentir contenue par le bras qu'Oskar avait passé autour d'elle. Kira sa soeur aurait trouvé le geste trop possessif, elle l'aurait fuit. Mais Ella elle, se sentait terriblement bien entourée de ce bras. Bien sûr qu'elle sentait tout ce que ce geste avait de jaloux mais ça lui plaisait. Ca ne la dérangeait même pas le moins du monde. Elle aimait qu'il ne la veuille que pour lui, et sans même rien lui promettre du tout - jamais - elle se promettait à elle même d'être sa chasse gardée. Elle s'imaginait repousser tous les autres sans jamais le lui dire. Elle imaginait passer sa vie sur cette épaule sûre et chaude alors... tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes.

« Je t'aime Ella. »
« Moi aussi Oskar. »

Elle ferma les yeux, tranquille. Comme pour mieux rêver de lui. Demain serait un grand jour pour lui. C'était important et dans le fond, si au dessous d'eux la fête continuait, Ella n'avait aucun regret car elle était prêt de lui, elle le veillait à sa manière, comme promis. Là, l'un dans les bras de l'autre, ils allaient s'endormir et ouvriraient les yeux au petit matin sur un jour nouveau. Peut-être que son père tirerait une drôle de tête en voyant qu'Oskar avait dormi avec elle, dans sa chambre, mais curieusement, elle se plaisait à croire qu'elle n'aurait pas besoin de lui dire quoique ce soit pour qu'il sache qu'ils n'avaient rien fait de mal. Alors elle dormait, ce sourire doux sur les lèvres et cette nuit là, nul cauchemar d'egregor ne vint la troubler.
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